MAARTEN VANDEN EYNDE REMPORTE L’ ING PUBLIC PRIZE ET  OTOBONG NKANGA GAGNE LE BELGIANARTPRIZE 2017

Dans le cadre du BelgianArtPrize Maarten Vanden Eynde a été plébiscité par les visiteurs, invités à désigner leur artiste préféré, et remporte l’ ING Public Prize.

Jeudi 20 avril 2017 —

Dans le cadre du BelgianArtPrize Maarten Vanden Eynde a été plébiscité par les visiteurs, invités à désigner leur artiste préféré, et remporte l’ ING Public Prize.
Lors de la proclamation et la remise des Prix, le 19 avril au Palais des Beaux-Arts/BOZAR, le Lauréat de l’ING Public Prize a également été dévoilé. Les visiteurs ont désigné leur artiste favori en votant pour lui à la fin du parcours de l’exposition. Maarten Vanden Eynde a reçu € 10.000 un montant destiné à contribuer au développement de la carrière de l’artiste.

La pratique artistique de Maarten Vanden Eynde mêle la sculpture, la photographie  et l’installation, et est souvent liée au contexte. Du point de vue des changements suscités par la mondialisation, Vanden Eynde pose des questions sur l’évolution : qu’est-ce que le progrès ? Allons-nous de l’avant ? Où allons-nous ? Et pourquoi avons-nous commencé à avancer ? Ses œuvres se situent souvent à la limite entre présent et passé, anticipant l’avenir d’hier, ou revenant sur le passé de demain.

Patricia De Peuter, Head of ING Art Department - Belgium: “Le public a très justement compris le langage puissant et clair de Maarten Vanden Eynde. Maarten s’est engagé depuis des années sur un terrain de recherche tout à fait original : il s’est imprégné des processus économiques, sociétaux et historiques qui expliquent notre époque et déterminent en même temps notre avenir. Son plus grand défi consiste à donner une forme visuelle à cette recherche. Sa présentation pour le BAP2017 à BOZAR est particulièrement convaincante, non seulement en raison de la quantité de travail qu’elle a nécessité, mais aussi par la force de sa présence. L’œuvre de Maarten pousse à la réflexion et a clairement incité le public à voter pour lui.

Durant la cérémonie de remise des Prix, , Otobong Nkanga a remporté le BelgianArtPrize 2017. Ce prix bisannuel est destiné à encourager des artistes confirmés, belges ou résidant en Belgique, et contribue au développement de leur carrière et de leur visibilité internationale. Le BelgianArtPrize se positionne ainsi sur le même plan que d’autres prix européens, tels que le Turner Prize au Royaume-Uni, le Prix Marcel Duchamp en France ou le Prix de Rome aux Pays-Bas.

La lauréate a été désignée parmi les 4 finalistes (Edith Dekyndt, Simona Denicolai & Ivo Provoost, Otobong Nkanga et Maarten Vanden Eynde) par un jury international. Ses membres sont Beatrix Ruf (directrice du Stedelijk Museum Amsterdam, commissaire et membre de plusieurs comités culturels), Hans Ulrich Obrist (directeur artistique des Serpentine Galleries à Londres et commissaire de très nombreuses expositions), Dieter Roelstraete (co-commissaire de Documenta 14 Athènes et Kassel), Mimi Dusselier (collectionneuse engagée dans l’action culturelle depuis plus de 30 ans) et Estelle Francès Lasserre (historienne de l’art et manager culturelle, fondatrice et directrice de la Fondation d’entreprise Francès, Senlis).

Le jury international du BelgianArtPrize 2017 a salué la pratique artistique exceptionnelle d’Otobong Nkanga. Celle-ci souligne la complexité des changements sociaux et territoriaux, et comprend  que la valeur de ressources telles que le sol ou la terre, varie en fonction des régions et des cultures. Ses œuvres invitent le spectateur à participer à une réflexion sur l’intangibilité de l’identité, de la mémoire et de la perception, et à observer comment celles-ci varient en fonction d’un processus narratif ou d’une mise en récit dans un contexte linguistique spécifique. La contribution d’Otobong Nkanga au discours et à la pratique artistique internationale a été mise en évidence par le jury.
Ce dernier a rendu hommage à l’engagement des quatre artistes finalistes et s’est réjoui de la qualité de leurs travaux. « Leurs œuvres traduisent des histoires et des systèmes sociaux ou culturels, tant locaux qu’internationaux et sont d’une immédiateté puissante, qui évoque l’engagement politique et social de chaque finaliste. Le caractère poétique et énigmatique de chacune de leurs propositions reflète les complexités et les défis de notre monde actuel. »

La lauréate du BelgianArtPrize a obtenu un montant de € 25.000, remis par Roland Gillion Crowet, président de l’asbl La Jeune Peinture Belge - Contemporary Art  en hommage à Pierre Crowet, mécène et co-fondateur de l’asbl qu’il dirigea de 1961 à 1984. Roland Gillion Crowet : «  Depuis 1950, l’asbl La Jeune Peinture Belge - Contemporary Art, une association d’amateurs d’art, de professionnels de l’art et de collectionneurs, organise en étroite collaboration avec le Palais des Beaux-Arts/BOZAR un prix biennal destiné à encourager de jeunes artistes en Belgique. La transformation de ce prix historique en BelgianArtPrize s’inscrit dans une réflexion sur le positionnement de ce prix dans son environnement national et international. En soutenant désormais des artistes talentueux confirmés, nous pouvons offrir une plateforme internationale importante aux 4 finalistes. Je suis heureux que le BelgianArtPrize puisse contribuer au développement de votre carrière, tant en Belgique qu’à l’étranger, et vous remets avec plaisir ce Prix d’une valeur de 25.000 EUR que mon épouse et moi-même offrons en hommage à mon beau-père Pierre Crowet, membre fondateur de la Jeune Peinture Belge dès 1950 et Président jusqu’à sa mort en 1984. J’ai eu l’honneur de lui succéder à ce moment-là et nous poursuivons toujours l’activité qu’il avait engagée à travers le mécénat pour encourager les meilleurs jeunes artistes que vous représentez brillamment, de même que les 3 autres finalistes

Paul Dujardin, CEO et directeur artistique de du Palais des Beaux-Arts /BOZAR: « Le BelgianArtPrize est et restera un prix d’encouragement, un regard sur l’avenir plutôt que sur le passé. Il vise à ouvrir des perspectives à l’artiste plutôt qu’à souligner le travail qu’il a accompli. Le BelgianArtPrize est une récompense qui a fait bouger les choses. Il favorise la création de nouvelles œuvres. Grâce à l’exposition que le Palais des Beaux-Arts leur propose, nous offrons aux artistes une visibilité dans une maison à vocation résolument européenne et activons un large réseau. L’asbl et BOZAR partagent les mêmes ambitions internationales et le même engagement vis-à-vis des artistes. »

L’exposition du BelgianArtPrize est visible jusqu’au 28 mai au Palais des Beaux-Arts.

Pour plus d'informations:http://belgianartprize.be/

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