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L’investisseur belge craint une nouvelle crise financière

En octobre, le baromètre ING des investisseurs est en perte de vitesse et se situe depuis six mois déjà sous le niveau neutre. Plus de la moitié des investisseurs belges craignent une nouvelle crise financière. Au niveau sectoriel, le secteur pharmaceutique et le secteur bancaire et des assurances sont les plus présents dans les portefeuilles.

Le baromètre ING des investisseurs passe de 91 points en septembre à 84 points en octobre. Cela fait six mois consécutifs que le baromètre reste sous le niveau neutre de 100 points, ce qui indique que les investisseurs perçoivent toujours les marchés financiers avec une certaine méfiance. Peut-être que les messages alarmants sur le dérapage budgétaire et l’absence de perspective concernant la formation rapide d’un gouvernement fédéral ont rendu les investisseurs un peu incertains par rapport à l’économie belge. À peine 11 % des personnes interrogées s’attendent à une amélioration de la conjoncture au cours des trois prochains mois. Il faut remonter à 2012 pour observer des prévisions de croissance aussi pessimistes. Il est à noter que dans la période 2012-2013, la croissance de l’économie belge a été très faible. En outre, à peine 16 % des répondants voient leur situation financière s’améliorer au cours des trois prochains mois, tandis que 24 % misent sur une aggravation de celle-ci. Les autres ne voient aucun changement ou est dans l’incertitude.

Menace de crise

L’enthousiasme boursier reste faible : seuls 14 % des investisseurs croient à une hausse de la bourse belge au cours des trois prochains mois, alors que 41 % craignent une baisse. La méfiance qui règne sur les marchés financiers est donc toujours bien présente. L’attitude prudente des investisseurs est peut-être due à la crainte d’une nouvelle crise économique.  Pas moins de 54 % des investisseurs belges pensent qu’une crise se prépare. À peine 20 % n’en sont pas convaincus. Seuls les jeunes investisseurs sont moins anxieux : dans la catégorie des moins de 35 ans, 39 % voient un risque de crise, tandis que 33% ne voient aucun problème. Selon 44 % des personnes interrogées, la crise éclatera encore avant l’été 2020. Plus fort encore, 26 % des investisseurs pensent que la prochaine crise sera pire que celle de 2008 ! 21 % estiment que la prochaine crise sera moins grave, tandis que 36 % s’attendent à une crise de même envergure. Le reste n’a aucune idée ou n’a pas vécu la crise de 2008.

Le pharmaceutique et les banques

Pour ce qui est des investissements sectoriels, l’investisseur belge considère le secteur bancaire et des assurances comme le plus risqué, suivi du secteur du tourisme et du secteur des loisirs. Le secteur pharmaceutique et le secteur des services publics sont considérés comme les moins risqués. Le pharmaceutique est dès lors populaire dans les portefeuilles, avec 27% des investisseurs belges le détenant dans leurs portefeuilles. Bien que qualifié de plus risqué, le secteur bancaire et des assurances arrive à la deuxième place, avec 22 % des répondants détenant des actions de ce secteur dans leur portefeuille.

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Julie Kerremans Media Relations
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