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L’immobilier, une épargne pension pour le Belge

Analyse de Peter Vanden Houte, Chief Economist ING Belgique

Le baromètre des investisseurs d’ING a connu une forte hausse en janvier, mais indique toujours un mauvais climat d’investissement. Beaucoup considèrent leur(s) logement(s) comme une épargne pension, mais peu ont l’intention de vendre leur bien lors de leur retraite. Une majorité relative des investisseurs, aussi bien jeunes que plus âgés, considère une résidence-services comme un bon investissement.

Tout comme les Bourses, le baromètre des investisseurs d’ING s’est relevé au mois de janvier. L’indice est passé de 77 à 88 points, mais reste encore largement en-dessous du niveau neutre de 100 points. Pour le quatrième mois consécutif, les investisseurs se méfient du climat économique et financier.

Les Bourses ont déjà compensé quelques pertes, mais cela ne suffit pas pour améliorer le climat d’investissement. Même si 24 % des investisseurs pensent que la Bourse remontera au cours des prochains mois, 32 %  s’attendent encore à un nouveau désastre sur le marché des actions.


Aussi les attentes conjoncturelles sont loin d’être brillantes. 19 % des répondants pensent que l’économie remontera au cours des trois prochains mois. Mais les pessimistes, au nombre de 33 %, sont largement majoritaires.


Le mois de janvier positif a toutefois légèrement fait baisser l’aversion au risque. En décembre, une majorité relative des investisseurs ne voulait même pas s’aventurer à investir dans des secteurs moins risqués. Toutefois, 25 % des investisseurs envisagent sérieusement la chose en janvier, tandis que 24 %  trouvent toujours le moment mal venu.

Épargne pension 

Le Belge est né avec une brique dans le ventre, comme le démontre également l’enquête sur les investisseurs. Dans notre échantillon d’investisseurs, 67 % possèdent un logement, 21 % en possèdent plusieurs et 12 % n’en possèdent pas. Pas moins de 70 % des répondants estiment qu’être propriétaire d’un ou plusieurs autres logements est un bon investissement. Même si les répondants du nord du pays en sont davantage convaincus que ceux du sud (respectivement 72 % et 65 %). Ils ne sont que 4 % à penser le contraire.
L’évolution des prix des logements  constitue dans d’autres pays souvent un déterminant important de la confiance des consommateurs.  De même en Belgique, même si celui-ci reste limité. 22 % des investisseurs affirment ainsi qu’une forte baisse des prix des logements influencerait de manière négative leur qualité de vie. Pour les propriétaires de plusieurs logements, ce pourcentage grimpe à 25 %. Mais pour 16 %, une forte baisse des prix des logements aurait plutôt un effet positif. Cette tendance se remarque surtout chez les jeunes, probablement encore à la recherche d’un logement et qui ne seraient que trop heureux d’acheter à des prix plus bas. Pour les investisseurs qui ne possèdent pas de logement, ce pourcentage s’élève en effet à 28 %.

On dit parfois qu’être propriétaire d’un logement constitue le pilier de pension le plus important. Grand nombre de Belges semblent plutôt d’accord avec cette assertion. 43 % considèrent ainsi leur(s) logement(s) comme une partie de leur revenu de pension, tandis que 31 % ne souscrivent pas à cette assertion. À peine 12 % ont l’intention de vendre leur résidence principale au moment de leur pension, contre 59 % qui n’y sont pas disposés. Il est intéressant de voir  que 44 % considèrent l’achat d’une résidence-services comme un bon investissement. Toutes les catégories d’âge semblent partager cette conviction, y compris celle des jeunes investisseurs. À peine 14 % n’en sont pas convaincus.

 

Le Baromètre des Investisseurs mesure chaque mois la confiance des investisseurs particuliers belges. En d'autres termes, il exprime le « sentiment des investisseurs ». Cette enquête, menée par Kantar TNS, est une initiative d’ING en collaboration avec l’Université de Gand et les quotidiens L’Echo et De Tijd. L’enquête se fait en ligne.

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