Les Belges peu férus de voitures partagées

Les voitures partagées existent en Belgique depuis une quinzaine d’années et font désormais partie intégrante de l’offre de mobilité. L’offre croissante semble rendre le marché très concurrentiel. L’ING International Survey a demandé aux Belges ce qu’ils en pensaient et il en ressort que leur enthousiasme est un des moins élevés des pays européens. Les problèmes liés au partage, abordés dans l’enquête, ne sont pas encore tous résolus. L’apparition des voitures autonomes, à partir de 2025, pourrait toutefois donner un nouvel essor au secteur.

Principaux résultats de l’étude

  • La Belgique est un des pays européens où le nombre d’automobiles pour 1000 habitants (503 en 2016) croît encore et qui présente le moins d’intérêt pour le partage de voitures.
  • En Europe, on compte 373.000 véhicules partagés pour 11,5 millions d’utilisateurs. 326.000 véhicules le sont via des plateformes de partage entre particuliers, soit 4,3 pour 10.000 habitants. La Belgique est dans cette moyenne.
  • Les Belges sont parmi les Européens à être les moins prêts à partager leur véhicule, et pour des montants supérieurs à la moyenne.
  • Les Belges sont placés à la traîne des utilisateurs de voitures partagées en Europe (3,8% des répondants déclarent les utiliser, contre 8,7% en France par exemple), même comme complément à leur moyen de transport principal (1,6%).
  • 87% des répondants à notre enquête déclarent ne pas envisager ce mode de transport, mais ils sont tout de même 4,2% à l’envisager dans l’année qui vient, comme moyen de transport secondaire.
  • Parmi les obstacles au développement des voitures partagées, l’enquête pointe l’attachement émotionnel des Belges à leur voiture, surtout parmi les jeunes générations (74% des Belges de 18 à 24 ans interrogés attachent une valeur émotionnelle à leur véhicule, contre 43,5% des 55-64 ans), ainsi que des facteurs liés à l’expérience d’usage des voitures partagées et/ou à l’idée que s’en font les utilisateurs potentiels.
  • L’expérience montre aussi une double difficulté du modèle : la variabilité de la demande journalière (pour une offre de véhicules constante sur une journée) et les aléas du libre-service. L’étude d’ING suggère en outre que c’est surtout le développement des voitures autonomes qui réduira la demande de nouveaux véhicules après 2025 et permettra de tripler la flotte de voitures partagées entre 2025 et 2035, mais le car sharing aura sans doute alors un autre visage…

Ci-dessous vous pouvez consulter la publication complète.

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