Le Baromètre des Investisseurs: Les investisseurs belgess’intéressent au Brexit, s’attendent à d’âpres négociations mais ne modifient pas encore leur comportement.

Après s’être stabilisé en février, le Baromètre des Investisseurs ING a progressé en mars, pour atteindre l’indice 119.

Jeudi 20 avril 2017 —

Après s’être stabilisé en février, le Baromètre des Investisseurs ING a progressé en mars, pour atteindre l’indice 119. Les investisseurs restent donc optimistes, tant vis-à-vis de l’économie belge que du marché boursier. Ceci étant, les investisseurs restent plus favorables aux secteurs défensifs. Enfin, face au Brexit, les investisseurs belges restent pour le moment assez stoïques, bien que les plus âgés d’entre eux s’attendent à des négociations difficiles.

En mars, le Baromètre des Investisseurs ING est passé de 116 à 119 (100 = niveau neutre), ce qui montre que les investisseurs sont toujours confiants quant à l’évolution future de l’économie et des marchés. Au niveau économique, l’optimisme continue de prévaloir clairement : 38 % des investisseurs interrogés considèrent que la situation économique va encore s’améliorer en Belgique dans les 3 prochains mois. Ils sont à peine 17 % à considérer que la situation économique va se dégrader. On notera que la forte différence d’appréciation observée le mois passé entre francophones et néerlandophones se réduit quelque peu, tout en étant toujours bien présente : si 40 % des néerlandophones s’attendent à une amélioration de la situation économique, 35 % des francophones pensent de même.

L’optimisme des investisseurs sur le plan économique se traduit par un sentiment positif à l’égard de la bourse belge : 41 % des répondants s’attendent à une croissance de celle-ci dans les 3 prochains mois, alors que seulement 15 % sont convaincus du contraire. Mais s’il reste optimiste au sujet de la bourse, l’investisseur n’est pas prêt à prendre des risques inconsidérés : le sentiment des répondants au sujet de l’opportunité d’investir dans des secteurs à risque est partagé : 25 % pensent que c’est un moment favorable, ce qui historiquement est un score très élevé, mais dans le même temps, 25 %... pensent le contraire. Par contre, 33 % des investisseurs pensent que le moment est favorable pour investir dans des secteurs présentant un moindre risque alors que seulement 17 % pensent le contraire. Pour résumer, les investisseurs belges semblent toujours orientés vers la bourse, mais une partie d’entre eux préfère maintenir une allocation sectorielle plus défensive.

Pour être complet, on ajoutera encore que seulement 21 % des investisseurs pensent qu’il est opportun d’acheter des obligations. La faiblesse actuelle des taux et la perspective d’éventuelles remontées de taux dans le futur peut probablement expliquer le faible appétit des investisseurs pour cette classe d’actifs.

Brexit, il y aura, mais quel Brexit ?

Le gouvernement britannique a désormais activé l’article 50 et la procédure de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est lancée. Près d’un investisseur sur deux s’intéresse aux informations sur les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne concernant le Brexit. Il est intéressant de noter que l’avis et le scénario imaginé sont différents en fonction de l’âge des investisseurs. Ainsi, 68 % des « plus de 55 ans » s’attendent à d’âpres négociations alors qu’ils ne sont que 40 % chez les « moins de 44 ans ». Aussi, 58 % des « plus de 55 ans » s’attendent à une perte de valeur de la livre sterling alors qu’ils ne sont que 35 % chez les « moins de 44 ans ». Les générations plus âgées s’attendent donc davantage à un processus compliqué ainsi qu’à une période d’incertitude plus marquée. Ceci étant, malgré l’intérêt pour la question, et la période d’incertitude qui se profile, seuls 17 % des investisseurs belges comptent modifier la composition de leur portefeuille en fonction du développement des négociations.

Dans le cadre des négociations, une des questions brulantes reste les accords commerciaux entre les deux régions. Un accès réduit au marché unique pour le Royaume-Uni aurait pour effet d’instaurer des barrières au commerce international, et donc de réduire les échanges entre pays. Selon le baromètre, 54 % des investisseurs belges se montrent favorables à un accord commercial et 47 % des répondants pensent qu’un accord commercial sera probablement trouvé à l’issue des négociations. Toutefois, derrière cette moyenne nationale se dissimulent des avis divergents au nord et au sud du pays. En effet 61 % des investisseurs flamands se montrent en faveur d’un accord commercial, contre seulement 40 % auprès des investisseurs francophones. Notons aussi que 24 % des répondants francophones n’ont même aucun avis sur la question. Ceci peut s’expliquer par le fait que les exportations belges sont principalement concentrées en Flandre. Mais au final, une grande partie de l’impact du Brexit sera certainement indirecte, via une croissance affaiblie ou une création d’emplois moins dynamique et il faudra probablement plusieurs années pour en prendre la mesure complète.


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