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La technologie médicale peut-elle nous aider à mieux vieillir ? Qu’en pensent les Belges ?

La technologie médicale peut-elle nous aider à mieux vieillir ? Qu’en pensent les Belges ?

La Belgique va continuer de devoir faire face au défi du vieillissement de sa population. Aider les Belges à vieillir chez eux est un choix de société, et la technologie peut y contribuer. Elle peut par exemple soutenir au quotidien les centaines de milliers d’aidants proches que comptent le pays, ou encore permettre aux aînés de conserver plus longtemps leur autonomie en évitant l’hospitalisation et les problèmes qui en découlent. En l’occurrence, elle peut aussi aider le système de santé à lutter contre les épidémies majeures. Des données d’enquêtes récentes montrent que les Belges sont prêts à faire confiance à ces technologies, et en sont même demandeurs.

Les besoins vont croissant

L’espérance de vie progresse régulièrement dans notre pays, y compris pour les âgés. Pour les femmes de 65 ans, elle est passée de 19,4 ans en 1998 à 21,6 ans en 2018, et de 15,2 à 18,4 ans pour les hommes de 65 ans. Assurer l’accès aux soins fait partie des nombreux défis à relever pour faire face à cette progression. En effet, la population concernée augmente rapidement : le nombre des plus de 65 ans a augmenté de 27% ces 20 dernières années et compte aujourd’hui 2,2 millions de personnes en Belgique, dont 30% de personnes de 80 ans et plus. Ces derniers ne représentaient que 20% des plus de 65 ans en l’an 2000. Cette tendance devrait culminer en 2060 : les plus de 80 ans représenteront alors 40% de la population des 65+, soit 1,3 millions sur 3,2.

Les Belges préfèrent rester chez eux plutôt que d’aller en maison de repos

Non seulement l’espérance de vie augmente, mais l’espérance de vie en bonne santé augmente également, prolongeant les années que chacun peut espérer passer en dehors des maisons de repos. C’est heureux. Premièrement parce qu’il y a peu de place disponibles en maisons de repos (Maisons de repos pour personnes agées et MRS). Le nombre de lits en service a en effet fortement baissé, passant de 34 à 23 pour 100 personnes de plus de 80 ans entre 2000 et 2013 (par la suite, une politique plus active de mise en place de lits a permis de stabiliser ce niveau jusqu’en 2018). Deuxièmement, parce que les Belges préfèrent rester chez eux : dans les enquêtes menées par l’INAMI au sujet de la satisfaction des patients, on constate que les soins en maison de repos ont les degrés de satisfaction les plus bas, au contraire des soins à domicile qui montrent les appréciations les plus élevées. Chez les plus de 65 ans, la satisfaction quant aux soins à domicile bat même des records et dépasse les 90%. Selon le KCE, en 2016, 5,1% des Belges de 65 ans et plus recevaient des soins médicaux de longue durée à domicile (contre 4,9% en 2013), soit 105.000 personnes (+9,6% en 3 ans). C’est beaucoup, et ce n’est que la partie médicalisée du phénomène.

Rester chez soi n’est pas simple pour autant

Si vieillir chez soi n’implique pas nécessairement que l’on doive y recevoir des soins, ce n’est pas simple pour autant. Le développement des maladies chroniques est un problème : 33% des 65+ ont au moins une maladie chronique, c’est même le cas pour 80% des 80+. Autre problème : selon l’enquête 2018 de l’Institut scientifique de santé publique, des problèmes de dépendance, même légers, apparaissent dans 25% des cas. Pas étonnant dès lors que de nombreuses familles soient appelées régulièrement à la rescousse, en complément des éventuels soins médicaux prodigués à domicile. Selon des données de l’OCDE, la Belgique compte un des taux d’aidants proches les plus importants des pays industrialisés : 1 Belge sur 5 de plus de 50 ans est concerné, soit 864.000 personnes en 2016 qui viennent en aide régulièrement à une personne âgée proche. Il peut s’agir du conjoint, mais pas uniquement : toujours selon l’OCDE, 9% des Belges de plus de 50 ans déclarent donner un coup de main au moins une fois par semaine, sans pour autant le faire tous les jours. Ces héros du quotidien ont, avec les soignants mobiles, une importance capitale dans le maintien à domicile des personnes âgées. Les aider, c’est le premier défi de la technologie.

Pour la version intégrale de ce communiqué, cliquez sur le lien vers le pdf ci-dessous

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