La Saint-Valentin sans étiquette de prix : l’argent dans le couple reste un sujet tabou

BRUXELLES – Presque tout le monde s'accorde sur l'importance de la transparence financière, mais dès que l'addition arrive sur la table, l'inconfort s'installe.Entre une Génération Z étonnamment traditionnelle et la peur de la vulnérabilité financière, l’équilibre entre amour et portefeuille demeure délicat. C’est ce qui ressort d’une enquête iVOX menée auprès de 1 000 Belges pour le compte d’ING.

Parler d'argent reste difficile : Presque tous les Belges (94 %) s'accordent sur un point : il est primordial de pouvoir parler d'argent honnêtement au sein du couple. Pourtant, la pratique est loin de suivre la théorie. Plus d'un quart des sondés (27 %) avouent éprouver des difficultés à aborder le sujet. Ce malaise est particulièrement prégnant chez les hommes, qui sont 32 % à lutter avec cette thématique, contre 22 % des femmes.

Selon Sylvain Jonckheere de ING, ce constat n'est pas surprenant : « Les discussions financières sont souvent plus sensibles qu’on ne le pense. Pourtant, la sérénité dans un couple repose sur des accords clairs et une bonne connaissance du sujet. C'est là que l'éducation financière entre en jeu : celui qui comprend et gère bien ses finances communique de manière plus transparente, évite ainsi des tensions inutiles. Il reste du chemin à parcourir en Belgique, mais on voit que la compétence financière impacte presque tous les aspects de notre vie. »

Qui paie l'addition? Le poids des traditions

La question de savoir qui doit régler la note demeure une source de tension récurrente. Pour un quart des Belges (26 %), l'addition doit impérativement être partagée lors d'un rendez-vous, une position que les femmes défendent plus fermement que les hommes. À l'inverse, un Belge sur cinq (20 %) estime que la responsabilité revient à celui qui a pris l'initiative du rendez-vous.

Bien que beaucoup se revendiquent modernes, les attentes traditionnelles ont la vie dure. Plus de la moitié des répondants pensent que les hommes paient encore souvent ou régulièrement la facture. Cette idée est d'ailleurs plus ancrée chez les jeunes générations que chez leurs aînés, atteignant son paroxysme chez la Génération Z (33 %). Un quart des Belges (25 %) admettent également ressentir une réelle pression à payer pour impressionner l'autre, un sentiment beaucoup plus fréquent chez les hommes (35 %) que chez les femmes (15 %).

L'oubli de portefeuille : le "red flag" ultime

Qu’est-ce qui peut briser le charme d'un premier rendez-vous ? Pour les Belges, certains comportements financiers sont de véritables repoussoirs. Reporter le paiement ou prétendre avoir « oublié son portefeuille » par accident arrivent en tête de liste des comportements rédhibitoires. Payer, mais s'en plaindre par la suite, est également perçu comme un tue-l'amour par la moitié des sondés. Enfin, l'envoi d'une demande de paiement numérique inattendue est considéré comme un signal d'alarme absolu pour 38 % des répondants. Surveiller le prix de manière excessive ou, à l'inverse, dépenser de façon ostentatoire complètent ce portrait des faux pas financiers.

La Saint-Valentin : la présence plutôt que le luxe

Pour la fête des amoureux, la plupart des Belges revoient leurs ambitions à la baisse. Pour un tiers des sondés, « être simplement ensemble » suffit amplement. Seuls 18 % offrent systématiquement un cadeau, et à peine 3 % espèrent un présent luxueux. Près de la moitié des Belges (43 %) ne vont jamais au restaurant ou en rendez-vous galant pour la Saint-Valentin.

Ce n'est pas toujours par choix : 18 % des répondants admettent avoir déjà annulé ou reporté une sortie pour des raisons financières. On note aussi un clivage culturel marqué : les francophones accordent plus d'importance à la Saint-Valentin que les Flamands. Alors que plus de la moitié des Flamands ne sortent jamais pour l'occasion (52 %), ce chiffre tombe à 31 % chez les Wallons et les Bruxellois.

L’autonomie financière comme priorité

Même au sein des relations stables, l'indépendance reste le maître-mot. Deux tiers des Belges (67 %) estiment que chaque partenaire doit conserver son propre compte bancaire. Seuls 47 % voient la mise en commun totale des revenus comme la preuve ultime de confiance.

Cette prudence est souvent liée à un sentiment de vulnérabilité : 37 % des Belges se sentent financièrement incertains à l'idée d'une éventuelle rupture. Cette insécurité pousse parfois au silence : 11 % cachent certains achats à leur partenaire et 7 % se constituent une épargne secrète.

« Pour beaucoup de couples, la transparence totale n'est pas une évidence », explique Sylvain Jonckheere. « Toutefois, exprimer ses attentes et ses limites permet d'éviter les malentendus. C'est un dialogue certes moins romantique, mais crucial. Pour simplifier les choses, l'usage d'outils numériques comme les paiements par code QR ou les virements automatiques peut grandement aider à désamorcer les tensions quotidiennes. »

Francophones et néerlandophones : deux visions du portefeuille

Le clivage linguistique se retrouve aussi dans l'assiette. Les Flamands sont plus enclins à diviser la note : 32 % estiment que le partage est indispensable, contre seulement 19 % chez les francophones. En Wallonie et à Bruxelles, l'idée que l'initiateur du rendez-vous doive payer est plus répandue. Ces mentalités se traduisent concrètement dans les faits : lors de leur dernier rendez-vous, 42 % des francophones ont réglé l'intégralité de la facture, contre 28 % des Flamands.

La gestion au quotidien diffère également. En Flandre, 72 % des couples possèdent un compte commun, alors qu'ils ne sont que 57 % côté francophone. Les francophones restent donc plus attachés à leurs comptes séparés et se sentent plus facilement mal à l'aise à l'idée que leur partenaire puisse scruter chacune de leurs dépenses.


Sylvain Jonckheere

Sylvain Jonckheere

Spokesman & Media Relations Manager, ING Belgium

A propos d'ING

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