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La lenteur de la formation du gouvernement inquiète l'investisseur belge

En décembre, le Baromètre ING des Investisseurs est reparti à la hausse, tout en restant sous le niveau neutre. La moitié des investisseurs s'inquiète des conséquences néfastes de la lenteur de la formation du gouvernement. Que ce soit du côté néerlandophone ou francophone, les investisseurs estiment que le gouvernement doit s'atteler au soutien de l'économie et de l'emploi, ainsi que à la réduction du déficit budgétaire. Le contrôle de l'immigration et les objectifs climatiques suivent dans leurs préoccupations, alors que la poursuite de la régionalisation n'est pas jugée prioritaire.

Le Baromètre ING des Investisseurs a progressé en décembre pour le deuxième mois consécutif, mais a échoué à clôturer l'année en beauté : avec 97 points, il reste en-dessous du niveau de 100 points. Malgré le joli « rallye » de fin d'année sur les places boursières, les investisseurs belges jettent encore un regard relativement méfiant sur l'environnement économico-financier.

Tout comme le baromètre, la confiance dans l'économie a également augmenté. Par exemple, 25% des répondants estiment que l'économie a mieux performé au cours des derniers mois, alors qu’ils n'étaient que 14 % à le penser en août. Toutefois, avec 30 % des répondants, les pessimistes représentent encore la majorité. L'optimisme boursier est également de retour : 27 % des investisseurs pensent désormais que les cours de bourse continueront de progresser au cours des prochains mois, ce qui représente un doublement du nombre d'optimistes en deux mois. Mais, encore une fois, ils doivent s'incliner devant les 30 % de pessimistes qui pensent que la bourse va perdre du terrain dans les prochains mois. A cet égard, il est intéressant de noter que ce sont les investisseurs les plus actifs qui sont devenus un peu moins optimistes. Chez les investisseurs moins actifs, les optimistes envers la bourse (28 %) sont un peu plus nombreux que les pessimistes (22 %). Se pourrait-il que les investisseurs plus expérimentés craignent des prises de bénéfices sur les marchés après la forte hausse des cours boursiers des derniers mois ?

Incertitude politique

La cause de la stagnation du Baromètre ING des investisseurs sous son niveau neutre se trouve peut-être dans l'incertitude persistante qui entoure la formation du gouvernement belge. En effet, dans le passé, la confiance de l'investisseur belge s'est avérée sensible à la situation politique de notre pays. Aujourd'hui encore, les investisseurs belges estiment que le retard pris pour la formation d'un nouveau gouvernement est très préjudiciable. Si 34 % estiment que l'impact sur l'économie est nul et que 8 % pensent même que c'est une bonne chose pour l'économie, il est clair pour 50 % des répondants que l'incertitude politique exerce un effet néfaste sur l'économie.

Quels sont les sujets prioritaires (score d'au moins 7 sur 10) pour le prochain gouvernement ?

 

Total

Néerlandophones

Francophones

Soutien de l'économie et de l'emploi

83 %

83 %

82 %

Réduction du déficit budgétaire

77 %

81 %

70 %

Contrôle de l'immigration

71 %

75 %

62 %

Objectifs climatiques

62 %

63 %

60 %

Poursuite de la régionalisation

41 %

47 %

27 %

Il semble en tous cas qu’il y ait du pain sur la planche du nouveau gouvernement. Une très grande majorité des personnes interrogées, aussi bien néerlandophones que francophones, considère que la réduction du déficit budgétaire est importante. La façon d'y arriver récolte également un large consensus : seuls 5 % des investisseurs estiment que cela doit se faire simplement par une augmentation des impôts, alors que près de 53 % préfèrent une réduction des dépenses et 34 % privilégient une combinaison des deux.

Alors que 77 % des personnes interrogées accordent une priorité importante (score de minimum 7/10) à la réduction du déficit budgétaire, ce n'est pas du tout le cas pour la poursuite de la régionalisation : ils ne sont que 41 % à considérer cela comme prioritaire. Chez les néerlandophones, le score atteint 47 %, alors que chez les francophones, il n'est que de 27 %. Par contre, le soutien à l'économie et à l'emploi est important pour pas moins de 83 % des investisseurs, tandis que la réalisation des objectifs climatiques est importante pour 63 % des personnes interrogées. Néanmoins, avec 71 %, le contrôle de l'immigration occupe une place plus élevée sur la liste des priorités, affichant un score un peu plus élevé chez les néerlandophones (75 %) que chez les francophones (62 %).

 

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Julie Kerremans Media Relations
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