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Etude ING sur le football amateur : neuf clubs sur dix confirment l’impact du Covid sur leurs finances

Etude ING sur le football amateur : neuf clubs sur dix confirment l’impact du Covid sur leurs finances

Le rôle social des clubs amateurs menacé par la pandémie

Samedi 15 janvier 2022 – Bruxelles – Depuis plus de dix ans, ING soutient le football belge au travers de son partenariat avec l’Union Royale Belge des Sociétés de Football-Association (URBSFA). Présente aux côtés des Diables Rouges et des Red Flames, la banque prend aussi à cœur d’avoir un impact durable à la base de la pyramide. Ainsi, ING a chargé l’ULB et la VUB de réaliser la première étude scientifique1 en Belgique pour mieux comprendre le football amateur et identifier ses spécificités et ses besoins. Il ressort d’un sondage, mené dans le cadre de cette étude auprès de 243 clubs, que le Covid a eu un impact sur les finances de 9 clubs sur 10. Pas étonnant quand on sait que les rentrées des « buvettes » représentent la première source de revenus de 77 % des clubs interrogés. Les résultats de l’enquête mettent également en lumière des différences entre les trois Régions du pays et révèlent qu’un quart des clubs interrogés ne disposent pas de structure permettant d’accueillir des équipes de jeunes ou encore que 7 clubs sur 10 peinent à recruter des bénévoles.

Partenaire de l’Union Belge de Football depuis 2010, ING soutient l’activité dans son ensemble, du niveau amateur à l’élite.

Objectiver le fonctionnement, les défis et les besoins des acteurs de terrain nous semblait un apport d’informations utile à tous pour progresser. Cette mission, nous l’avons confiée aux Facultés de Sciences sociales de l’ULB et de la VUB. Nous disposons à présent d’une base scientifique solide et sommes ravis de la partager avec les acteurs du monde sportif pour que ceux-ci puissent également en faire usage dans leur développement futur Delphine Baise, Head of Sponsoring, Events & Field d'ING Belgique

Qu’entend-on par football amateur ?

Les chercheurs de l’ULB et de la VUB ont commencé par établir le nombre de clubs et d’individus affiliés par commune, la présence ou non d’équipes de jeunes garçons et de jeunes filles. Autant d’éléments qui ont été mis en perspective avec les caractéristiques socio-économiques des communes. Pour ce faire, les scientifiques se sont basés sur les statistiques fournies par le Knowledge Centre de l’URBSFA. La Belgique compte ainsi près de 1.800 clubs amateurs de football (en extérieur, sur herbe) membres de l’Union Belge de Football et qui évoluent de la Nationale 1 à la Provinciale 4 (la D1A et D1B étant les deux seules divisions « professionnelles »). Ce qui revient à une moyenne de trois clubs par commune mais cette moyenne cache de grandes disparités régionales.

La Flandre compte le plus de clubs amateurs

“La concentration de clubs est étroitement liée à la densité de population, mais aussi au niveau moyen des revenus de celle-ci. Par ailleurs, il est fréquent de constater un tissu dense de clubs de football amateur dans les zones industrielles” Emilien Paulis, enseignant-chercheur à l’ULB (Faculté de Philosophie et Sciences Sociales)

Ce n’est donc pas un hasard si certaines grandes agglomérations urbaines comme Anvers, Malines, Genk et Gand (en Flandre), Anderlecht (à Bruxelles) ou Liège et Charleroi (en Wallonie) affichent un nombre important de clubs et de membres. Dans l’absolu, 4,3% de la population belge - soit près d’1 Belge sur 20 - est affiliée à un club de football (à titre indicatif, cette proportion est de 3% en France). Avec près de la moitié (48%) des affiliés du pays, la Flandre arrive en tête du classement, devant la Wallonie (33%) et Bruxelles (19%).

Une commune belge sur deux ne compte pas d’équipe féminine

Si le football amateur bénéficie d’un maillage assez dense de clubs et d’un ancrage important dans la population, la discipline reste encore essentiellement une affaire d’hommes. L’étude dévoile que moins de 7 femmes sur 1.000 sont affiliées à un club de foot, alors que près de 8 clubs sur 10 n’aligne pas d’équipe féminine. Ici aussi, on note des différences entre les Régions avec une féminisation du football plus marquée en Flandre qu’en Wallonie1.

Un quart des communes orphelines d’équipes de jeunes

La pratique du football par les jeunes (âgés de moins de 21 ans) est également une priorité de l’ACFF et de Voetbal Vlaanderen. La situation est encourageante avec près de huit clubs sur dix (77%) disposant d’au moins une équipe de jeunes. Par contre, toutes les communes ne sont pas logées à la même enseigne. Dans une commune sur quatre, il n’existe pas de structure adéquate dans les clubs existants pour accueillir des jeunes joueurs. Cette tendance est particulièrement prononcée pour les communes situées dans les provinces de Namur et du Limbourg. A contrario, Anvers, Gand, Charleroi et Liège sont les villes qui comptent le plus d’équipes de jeunes.

Le football amateur souffre de la crise sanitaire

D’après le sondage auquel quelque 243 clubs amateurs ont participé, la mission principale pour 2/3 d’entre eux (61%) consiste à renforcer les liens sociaux. Viennent ensuite la formation des jeunes (57%) et l’entretien des infrastructures (34%).

“Le football, et précisément le football amateur, est profondément ancré dans la société. Il joue le rôle de ciment au sein de la population en générant du capital social. Il est par conséquent quelque part logique que le football amateur souffre tout autant du Covid que les autres sphères de la société. La crise sanitaire actuelle représente un danger bien réel pour de nombreux clubs amateurs, pour leurs trésoreries d’abord, mais aussi, par extension, pour leur rôle d’intégration sociale”Emilien Paulis, enseignant-chercheur à l’ULB (Faculté de Philosophie et Sciences Sociales)

Ce constat est confirmé par l’étude qui révèle que neuf clubs sur dix affirment que le Covid a un impact sur leur trésorerie. 62% des répondants parlent même d’impact très important. Cet effet négatif sur les finances des clubs pourrait à terme menacer leur capacité à pérenniser leurs activités et leur rôle social.

La « buvette », première source de revenus

La «buvette» représente la première source de revenus pour 77% des clubs amateurs. Mais ce n’est pas la seule. Tout comme la récolte de fonds (64%) et les affiliations des membres (61%), le sponsoring (68,7%) contribue également à la santé financière des clubs, 60% d’entre eux comptant par ailleurs plus de dix sponsors différents. Parmi les secteurs qui soutiennent le plus le football amateur, on trouve l’horeca (66%), la distribution (61%), la construction (45%), les indépendants (35%) et le secteur des banques et assurances (31%). Ici encore, on relève des différences entre les Régions. Alors que les clubs flamands reposent davantage sur le sponsoring, ce sont les affiliations qui alimentent le plus les caisses en Wallonie et à Bruxelles. Enfin, les clubs bruxellois se tournent plus souvent que les autres vers les subventions publiques. Quand on les interroge sur leur santé financière, 45% des clubs amateurs se disent en équilibre, 30% affirment présenter un résultat positif alors que 25% déclarent être dans le rouge. Les dépenses le plus souvent citées ont trait aux équipements/matériels (71%) et infrastructures (60%), à hauteur égale avec les frais liés aux joueurs (défraiements, transferts, affiliations…).

Sept clubs sur dix éprouvent des difficultés à recruter des bénévoles

Un club amateur ne se résume pas à une direction et des joueurs ou joueuses affiliés. De nombreuses personnes sont nécessaires à des postes bien spécifiques. Les recruter et les retenir n’est pas une mince affaire. A commencer par les bénévoles dont l’engagement pose problème à sept clubs sur dix. Sans arbitre, pas de match. Or, plus d’un tiers des clubs éprouvent des difficultés à susciter des vocations et à engager des arbitres dans leurs effectifs d’affiliés, malgré les appels répétés des fédérations régionales. Les jeunes sont l’avenir des clubs. Néanmoins, leur recrutement représente un défi pour près d’un club sur trois (30,5%), corroborant ainsi les chiffres de la première partie de l’étude et l’absence d’équipes de jeunes dans un quart des clubs. Enfin, les entraîneurs sont également une denrée rare pour un quart des clubs répondants (27%).

Les défis du football amateur en Belgique

En conclusion de l’étude, 5 axes de travail ont été identifiés en vue de pouvoir répondre aux défis rencontrés par les clubs amateurs.

« Il est important pour les clubs amateurs de pouvoir construire des relations durables avec les autorités publiques compétentes et d’encourager la communication avec les institutions communales et régionales en charge des affaires sportives », rappelle Jean-Michel De Waele, professeur à l’ULB (Faculté de Philosophie et Sciences Sociales).

Jos Verschueren, enseignant en management sportif à la VUB (Faculté d’Education Physique et de Kinésithérapie), insiste quant à lui sur « la nécessité de connecter et de fidéliser les sponsors privés aux clubs amateurs, tant leur survie financière et donc parfois sportive en dépend. Dans le même ordre d’idées, il faut développer et pérenniser la formation à la gestion des clubs et renforcer l’aide à l’administration ».

Pour Emilien Paulis, enseignant-chercheur à l’ULB, « un autre axe fondamental est de travailler sur des stratégies et des outils à mettre en place en vue d’aider les clubs à faire face à la pénurie de volontaires et à leur rétention, surtout dans les clubs avec des petites structures ».

Enfin, David Talukder, chercheur à l’ULB (Faculté de Philosophie et Sciences Sociales), souligne que « les clubs ont souffert de l’arrêt de leurs activités au début de la crise sanitaire et il faut penser à la manière dont on peut les aider à faire face à cette période d’incertitude latente ».

Le football a un impact sur le bien-être social

De son côté, l’ACFF se réjouit de la réalisation de cette étude approfondie sur le monde du football amateur.

« La crise sanitaire a créé des problèmes pour la société dans son ensemble, mais le football a également été lourdement impacté (ex. : difficulté de recruter des bénévoles, etc.). Cette étude a permis de démontrer l’impact grandissant du football au niveau du bien-être social et nous continuerons donc de développer cet aspect au maximum à l’avenir. Nous remarquons également que les buvettes ainsi que le sponsoring sont des sources de revenus non négligeables pour nos clubs et nous tenterons de leur donner des pistes afin d’optimiser tout cela », Thomas Rodrigues Pereira, Senior Operations Manager à l'ACFF

 

### Fin du communiqué de presse ###

Meer informatie:

ING Belgique:

ULB (Faculté de Philosophie et Sciences Sociales):

VUB (Faculté d’Education Physique et de Kinésithérapie):

URBSFA:

Voetbal Vlaanderen:

ACFF:

Objectifs et méthodologie de l’étude :

L’étude poursuivait deux grands objectifs, chacun étant traité via une méthodologie différente. D’une part, il s’agissait de mieux cerner l’ancrage local du football amateur belge via une mise en perspective des données relatives aux clubs amateurs (informations mises à disposition par le RBFA Knowledge Centre) et les caractéristiques sociodémographiques/socioéconomiques des communes sur lesquelles ils se situent (statistiques de population fournies par Statbel). D’autre part, il s’agissait de mieux comprendre la manière dont les clubs amateurs s’organisent et fonctionnent, tout en mettant l’accent sur les grands défis qui les animent au quotidien. Pour ce faire, l’étude a donné la parole directement aux clubs en collectant et en analysant des données de sondage générées via une enquête online par questionnaire standardisé (été 2020) auprès de 243 représentants de clubs amateurs belges.

À propos d'ING

ING Belgique est une banque universelle qui fournit des services financiers aux particuliers, aux entreprises et aux clients institutionnels. ING Belgique S.A./N.V. est une filiale du Groupe ING N.V. via ING Bank N.V. (www.ing.com)

ING est une institution financière internationale solidement ancrée en Europe qui propose des services bancaires par l’intermédiaire de sa filiale d’exploitation ING Bank. ING Bank entend aider ses clients à conserver une longueur d’avance dans la vie et dans les affaires. Le personnel d’ING, qui compte plus de 57 000 employés, propose des services bancaires pour particuliers et entreprises aux clients de la banque répartis dans plus de 40 pays.

Le Groupe ING est coté aux Bourses d’Amsterdam (INGA NA, INGA.AS), de Bruxelles et de New York (ADR’s : ING US, ING.N).La durabilité fait partie intégrante de la stratégie d'ING, comme en témoigne la position de leader d'ING dans les indices de référence sectoriels de Sustainalytics et MSCI, ainsi que notre classement sur la « liste A » du CDP. Les actions du Groupe ING sont incluses dans les principaux produits d'indices de durabilité et d'indices environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) des principaux fournisseurs tels que STOXX, Morningstar et FTSE Russell. En janvier 2021, ING a obtenu un score de 83 ("fort") à l’évaluation ESG de la part de S&P Global Ratings.

 

1 Etude finalisée au printemps 2021 par E. Paulis, J.-M. De Waele, D. Talukder (ULB) et J. Verschueren, F. Van Damme et M. Ernest (VUB)

2 Pour les résultats détaillés, veuillez consulter la synthèse de l’étude en annexe.

 

 

 

 

 

 

 

 


1 Studie voltooid in het voorjaar van 2021 door J. Verschueren, F. Van Damme en M. Ernest (VUB) en E. Paulis, J.-M. De Waele, D. Talukder (ULB)

 

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