Étude immobilière d’ING : près de 9 Belges sur 10 ont été incommodés par la chaleur dans leur logement en 2026
Trois Belges sur quatre pensent que la protection à la chaleur deviendra aussi importante que l’efficacité énergétique lors de l’achat d’un logement
Bruxelles, 21 octobre 2026 – Une étude d’ING Belgique1 montre que près de neuf Belges sur dix ont été incommodés par la chaleur dans leur logement pendant au moins quelques jours en 2026. Même parmi les occupants de logements construits après 2011, cette proportion atteint 82 %. La chaleur révèle ainsi un angle mort dans la manière dont les rénovations sont envisagées aujourd’hui. Ces dernières années, l’accent a surtout été mis sur la réduction de la consommation d’énergie et l’amélioration du score PEB, mais cela ne suffit pas à garantir un logement confortable pendant les étés chauds. La moitié des Belges estiment d’ailleurs qu’un bon score PEB ne tient pas suffisamment compte du confort estival et trois Belges sur quatre s’attendent à ce que la protection contre la chaleur devienne aussi importante que l’efficacité énergétique lors de l’achat d’un logement dans le futur. La Belgique est donc confrontée à un double défi de rénovation : les logements doivent consommer moins d’énergie et être mieux adaptés à un climat plus chaud.
Un Belge sur deux rencontre des problèmes de santé pendant les vagues de chaleur
En 2026, la chaleur a été fortement ressentie dans les logements belges. Près de neuf Belges sur dix indiquent avoir été incommodé par la chaleur dans leur logement pendant au moins quelques jours. Pour environ un Belge sur quatre, cet inconfort a même duré plus de deux semaines. Seuls 10 % n’ont jamais ressenti de chaleur désagréable dans leur logement.
« Même 82 % des occupants de logements construits après 2011 ont ressenti une chaleur désagréable chez eux pendant au moins quelques jours en 2026. Cela montre qu’un logement plus récent, et donc souvent mieux isolé, n’est pas automatiquement mieux protégé contre la chaleur », explique Alissa Lefebre, économiste chez ING Belgique et auteure de l’étude.
Les conséquences vont au-delà d’un inconfort temporaire. Environ la moitié des Belges rencontrent des problèmes de sommeil, de santé ou de concentration pendant les vagues de chaleur. Ces problèmes sont plus souvent signalés lorsque le logement reste longtemps soumis à une chaleur désagréable. Parmi les Belges qui n’ont jamais ressenti une chaleur désagréable dans leur logement en 2026, seuls 17 % déclarent rencontrer des problèmes de sommeil ou de santé pendant les vagues de chaleur. Cette proportion atteint 72 % lorsque l’inconfort lié à la chaleur a duré plus de deux semaines.
Fig. 1 : Une chaleur persistante dans le logement va de pair avec davantage de problèmes
% de répondants rencontrant des problèmes de sommeil, de santé ou de concentration, selon la durée pendant laquelle une chaleur désagréable a été ressentie dans le logement en 2026
Source : ING renovation survey, septembre 2026
Un Belge sur deux estime que le score PEB ne reflète pas suffisamment le confort d’été
76 % des Belges sont convaincus qu’un bon score PEB augmente la valeur d’un logement. Un peu plus de la moitié estiment également que le label PEB aide à évaluer l’ampleur des rénovations énergétiques encore nécessaires. Mais pour beaucoup de Belges, le PEB ne donne pas une image complète de la qualité d’un logement. La moitié considère en effet que le score PEB actuel ne tient pas suffisamment compte du confort pendant les étés chauds.
« Plus de sept Belges sur dix s’attendent à ce que les vagues de chaleur deviennent à la fois plus fréquentes et plus intenses en Belgique. Cela peut expliquer pourquoi trois Belges sur quatre pensent que la protection contre la chaleur deviendra aussi importante que l’efficacité énergétique lors de l’achat d’un logement dans le futur. La résistance à la chaleur pourrait ainsi devenir un critère à part entière dans le choix d’un logement, au même titre que le score PEB, la localisation, la superficie et l’état général », explique Alissa Lefebre.
Cette évolution se reflète déjà dans la manière dont les Belges envisagent leur logement. Près de la moitié indiquent que les récentes vagues de chaleur ont modifié leur perception des investissements nécessaires dans leur logement. Les projets de rénovation sont également plus fréquents parmi les personnes qui ont davantage souffert de la chaleur chez elles. Parmi les propriétaires qui n’ont jamais ressenti de chaleur désagréable, 28 % prévoient une rénovation énergétique au cours des trois prochaines années. Cette proportion atteint 60 % chez ceux qui ont subi environ deux semaines d’inconfort lié à la chaleur. Le confort du logement apparaît donc comme un moteur important de la rénovation : près de huit personnes qui rénovent sur dix placent l’amélioration du confort en hiver ou en été parmi leurs trois principales motivations pour rénover. Le confort est ainsi cité un peu plus souvent que la réduction de la facture énergétique, qui figure parmi les trois principales raisons pour plus de sept personnes sur dix.
Fig. 2 : Les projets de rénovation sont plus fréquents chez les propriétaires exposés à une chaleur persistante dans leur logement
% de répondants qui prévoient d’effectuer une rénovation énergétique au cours des trois prochaines années, selon la durée pendant laquelle ils ont ressenti une chaleur désagréable dans leur logement en 2026
Source : ING renovation survey, septembre 2026
Un Belge sur trois ne verrait pas d’inconvénient à ce qu’un système de refroidissement détériore leur score PEB
Rendre les logements plus résistants à la chaleur ne signifie pas nécessairement que chacun d’entre eux doit être équipé d’un climatiseur. L’enquête montre que les Belges accordent avant tout de l’importance aux mesures qui empêchent la chaleur d’entrer. Près de 80 % citent les protections solaires extérieures, les screens ou les volets extérieurs parmi les principales solutions pour maintenir un logement au frais. Viennent ensuite une isolation adaptée aux fortes chaleurs et le rafraîchissement actif. Néanmoins, six Belges sur dix considèrent un système de refroidissement davantage comme une nécessité que comme un luxe. Une proportion similaire estime dès lors que les pouvoirs publics devraient accorder des primes pour son installation.
« Il est également frappant de constater que, malgré la large majorité qui associe un bon score PEB à une valeur plus élevée du logement, seuls 13 % des Belges classent l’impact sur le score PEB parmi les critères les plus importants lors du choix d’un système de refroidissement. En outre, un Belge sur trois ne serait pas dérangé si leur score PEB s’aggravait à cause d’un système de refroidissement », souligne Alissa Lefebre.
Des coûts élevés et un déficit d’information compliquent le double défi de la rénovation
Le marché immobilier belge est confronté à un double défi de rénovation : les logements doivent devenir non seulement plus économes en énergie, mais aussi mieux résister aux étés chauds. Dans le même temps, de nombreux ménages se heurtent à d’importants obstacles financiers et pratiques. Deux Belges sur trois placent les coûts d’investissement élevés parmi les trois principaux freins à la rénovation énergétique du parc belge de logements, tandis que la moitié cite le manque de fonds propres. Les incertitudes concernant les primes et les aides publiques, la réglementation future et le délai de rentabilité compliquent également la décision de rénover.
L’obstacle n’est toutefois pas uniquement financier. Il révèle aussi un déficit d’information. Près de deux Belges sur trois trouvent difficile d’estimer correctement à l’avance le coût d’une rénovation et à peine un sur trois se sent suffisamment informé sur la manière d’améliorer l’efficacité énergétique d’un logement. Le coût total est surtout considéré comme un élément souvent sous-estimé : sept Belges sur dix le placent parmi les trois aspects les plus souvent sous-estimés lors de rénovations énergétiques. La difficulté de trouver d’entrepreneurs adaptés, la complexité du processus de rénovation et la durée des travaux sont également jugées difficiles à évaluer.
Fig. 3 : Selon sept Belges sur dix, le coût total d’une rénovation est souvent sous-estimé
Aspects les plus souvent sous-estimés des rénovations énergétiques, % de répondants qui les placent parmi leurs trois principaux choix
Source : ING renovation survey, septembre 2026
Alors que les rénovations doivent améliorer non seulement la performance énergétique, mais aussi le confort des logements durant l’été, une information claire devient encore plus importante. Il apparait important que les ménages puissent évaluer les mesures nécessaires, leur coût et leur contribution au confort pendant les périodes froides comme chaudes. C’est à cette condition que le double défi de la rénovation pourra être relevé dans la pratique. En considérant ensemble l’efficacité énergétique, le confort en période estivale, l’accessibilité financière et le cadre de vie, les rénovations peuvent mieux préparer le parc belge de logements aux hivers froids comme aux étés chauds.
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Fin du communiqué de presse
1 Cette enquête a été réalisée en septembre 2026 par Profacts pour le compte d’ING, auprès d’un échantillon représentatif de 1 001 Belges.
732727 PDF - Infographic - Real estate study FR.pdf
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ING RE FR_finaal.pdf
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Renaud Dechamps
