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Étude immobilière d'ING: plus de 5% d’augmentation des prix de l’immobilier en 2022, à moins d’une prolongation de la guerre en Ukraine

Étude immobilière d'ING: plus de 5% d’augmentation des prix de l’immobilier en 2022, à moins d’une prolongation de la guerre en Ukraine

La distance par rapport à un centre urbain reste le critère prépondérant de la valeur d’une maison

Mardi 15 mars 2022 - Bruxelles - En 2022 et 2023, les prix de l'immobilier continueront de croître, mais à un rythme plus lent que l'année dernière. Le prix d'une habitation devrait augmenter de plus de 5 % cette année, contre 8 % l'année dernière. C'est ce que révèle le dernier Real Estate Focus réalisé par Steven Trypsteen, économiste d'ING Belgique. Le fait que les prix des logements aient déjà fortement augmenté au cours des deux dernières années et la hausse attendue des taux d'intérêt sont les principales raisons pour lesquelles nous prévoyons un ralentissement de la croissance des prix. Conformément aux prévisions d’inflation plus élevée, la croissance réelle des prix des logements serait d'environ 0 %. Inévitablement, si la guerre en Ukraine se prolonge, cela pourrait nuire à l'activité du marché du logement, tout en affaiblissant la croissance des prix des logements car les prévisions de croissance économique elles-mêmes devraient être revues à la baisse selon Steven Trypsteen.

Tout au long de la pandémie, les prix de l'immobilier ont fortement augmenté dans tous les segments et toutes les régions. Le prix médian d'une maison (maison à deux ou trois façades) d'un appartement et d’un villa est plus cher qu'il y a deux ans. Ce qui est également frappant, c'est que les prix des maisons les plus chères ont généralement augmenté plus fortement que ceux des maisons les moins chères.

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« La forte croissance des prix de l'immobilier s'explique par des facteurs macroéconomiques qui ont soutenu la capacité d'emprunt. La pandémie a fait baisser un peu plus les taux hypothécaires, sous l'effet d'une politique monétaire accommodante. Les revenus ont également été fortement soutenus par les autorités, de sorte que la récession n'a pas provoqué de chute brutale des revenus. Outre les facteurs macroéconomiques, il semble également que les préférences des Belges aient changé au cours de la crise sanitaire. En effet, les Belges considèrent que leur maison est plus importante aujourd'hui qu'avant la pandémie ce qui a également entraîné une pression à la hausse sur les prix. Il est donc normal que les Belges soient prêts à payer plus pour quelque chose qui est devenu plus important. »Steven Trypsteen, économiste d'ING Belgique

5,4% d’augmentation des prix de l’immobilier, à moins d’une prolongation de la guerre en Ukraine

Il est probable que la Banque centrale européenne resserre sa politique monétaire au cours des prochains mois, ce qui exercera une pression à la hausse sur les taux d'intérêt du marché. Par conséquent, après des années de taux d'intérêt très bas et en baisse, on se dirige aujourd'hui vers des taux d'intérêt en hausse au cours des prochains trimestres.

« Notre sentiment est que les prix de l'immobilier vont continuer à augmenter au cours des deux prochaines années, toutefois cette croissance sera plus faible qu’en 2021. Si nous comparons le prix moyen attendu en 2022 avec le prix moyen attendu en 2021, nous prévoyons une croissance de 5,4 %. Avec une croissance de 1,5 % du prix moyen pour 2023, nous prévoyons une poursuite de la croissance, mais à nouveau un peu plus faible. A cela, il convient de prendre en considération la guerre en Ukraine qui risque de ralentir l'économie. Si la crise se prolonge, nous devrons encore revoir à la baisse nos prévisions de croissance économique. Cela pourrait nuire à l'activité du marché du logement, tout en affaiblissant la croissance des prix des logements. » Steven Trypsteen, économiste d'ING Belgique

Malgré la pandémie, la distance par rapport à un centre urbain reste prépondérant dans les prix des maisons

Traditionnellement, les maisons les plus éloignées du centre-ville sont moins chères. Mais avec la pandémie, l'espace est devenu plus important pour les Belges et cela peut avoir affecté l'importance de l'emplacement. Avec l'importance croissante du travail à domicile, il se pourrait que les gens attachent moins d'importance à la proximité d'un centre-ville. Afin de tester plus formellement cette hypothèse, les économistes d’ING ont réalisé un exercice économétrique1 inédit.

« La crise sanitaire a eu un effet sur le marché de l'immobilier, avec une nette préférence pour les grandes maisons, mais nous pouvons tout de même conclure que l'importance du lieu n'a pas changé tout au long de la pandémie. Par conséquent, le vieil adage du marché de l'immobilier "Emplacement, emplacement, emplacement" a continué à s'appliquer dans la formation du prix des maisons, même pendant la pandémie. » Steven Trypsteen, économiste d'ING Belgique

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Fin du communiqué


1 Réalisé sur le modèle Gupta, Mittal, Peeters et van Nieuwenburgh (2021)

 

 

 

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