Concevoir et créer de la valeur ajoutée en matière de durabilitégrâce à des business models hybrides

Les Objectifs de développement durable, publiés il y a peu, incitent à repenser en profondeur les concepts de valeur et à mettre au point des business models hybrids.

Mercredi 22 mars 2017 —

Étude publiée par l’Antwerp Management School en partenariat avec ING Belgique

Les Objectifs de développement durable, publiés il y a peu, incitent à repenser en profondeur les concepts de valeur et à mettre au point des business models hybrides ; des business models qui mènent non seulement à la création de valeur ajoutée en matière d'économie, de société et d'écologie mais qui fusionnent également ces types de valeur en les mettant sur un même pied d’égalité. Les business models hybrides remettent en question l’idée de durabilité réduite à un moyen de faire des affaires et expriment le choix pour des valeurs normatives qui traduisent une raison profonde, notamment l’ambition de remettre en cause ou de changer le système socioéconomique et la culture commerciale dont il fait partie.

Vision macroéconomique de l’économie circulaire

Le modèle de production linéaire actuel - où les matières premières sont d’abord extraites, puis utilisées dans la production pour enfin être éliminées - a créé une prospérité colossale au cours des 250 dernières années mais il atteint aujourd'hui ses limites. Ce modèle est par exemple la cause de l’épuisement de certaines matières premières et de la pression haussière sur les prix qui en découle. L’économie circulaire, dans laquelle les processus de production se modifient pour que les matières premières soient utilisées aussi longtemps que possible, peut offrir une solution à ces problèmes. "L’évolution vers une économie plus circulaire aurait des conséquences positives sur l'environnement et peut également permettre de réaliser un profit purement économique", dit Steven Trypsteen, économiste chez ING. "Les entreprises seront par exemple en mesure de réduire leurs dépenses en matière première et cela peut aussi stimuler le PIB et l’emploi", poursuit-il. C’est pourquoi le gouvernement tente de favoriser la croissance de l’économie circulaire, et que le monde financier lui prête main-forte. Les banques, par exemple, aident les entreprises à obtenir le financement nécessaire pour mener à bien des projets qui contribuent à faire avancer l’économie circulaire.
L’Antwerp Management School (AMS) a mené cette étude en collaboration avec ING afin de soutenir les entrepreneurs dans leur transition vers la durabilité en se basant sur la connaissance plus approfondie des besoins de leurs clients lorsqu’ils optent pour un business model plus durable.

Résultats présentés selon quatre perspectives

Le rapport identifie deux types génériques de business models hybrides : les progressifs et les radicaux. Ces types de business models hybrides diffèrent, surtout si on les compare aux modèles traditionnels, dans leur orientation axée sur plusieurs dimensions liées à la création de valeur, à l’impact de la durabilité et à d’autres aspects de l’entreprise.
Les résultats de ces recherches empiriques sont présentés selon quatre perspectives : Causes, Obstacles, Facteurs de réussite déterminants et Implications. Chacune de ces perspectives aborde plusieurs scénarios thématiques.
"Les résultats de nos recherches indiquent entre autres que la mentalité traditionaliste à la fois des entreprises et de leurs parties prenantes constitue l’un des obstacles principaux au développement de business models hybrides. Cela implique qu’il existe un mécanisme comportemental qui entre en jeu dans cette volonté de rendre les entreprises plus durables", explique Pr Lars Moratis, de l’Antwerp Management School.

En ce qui concerne la durabilité, les banques ont passé la vitesse supérieure au cours des dernières années. ING Belgique, par exemple, offre non seulement à ses clients des informations financières, dans le but de les aider à améliorer leurs compétences en finance, mais la banque soutient plus largement les entrepreneurs, ce qui ne se limite pas à fournir de simples indicateurs financiers. Elle leur permet en particulier de rendre leurs activités plus durables. Pour ce faire, elle les aide à faire face aux défis écologiques tels que l’efficacité énergétique en les informant des possibilités d’une économie plus circulaire et en les aidant à adapter leur business model en conséquence.
Les connaissances rassemblées grâce à cette étude donnent à ING Belgique des armes supplémentaires pour adopter un rôle encore plus important dans l’avancée des business models hybrides et la transition vers un entrepreneuriat véritablement durable, et permettre à ses clients d'avoir une longueur d'avance dans la vie comme en affaires.

Conclusion

Lars Moratis conclût l’étude : "Le développement d’intelligence de durabilité est cruciale pour que les entreprises mettent au point des business models hybrides et fassent efficacement face aux défis que pose le milieu moderne des affaires. Le développement des connaissances de base, innées et transmissibles, doit non seulement faire partie intégrante des programmes de perfectionnement de la gestion et du leadership mais aussi être intégré aux programmes éducatifs que proposent les écoles de commerce, endroits où l'on trouve aujourd'hui bon nombre des futurs managers, directeurs et entrepreneurs".  AMS veut stimuler les entreprises et les managers, pour créer à long terme de la valeur pour tout le monde.

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Liens vers les présentations :

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Pour de plus amples informations :
Équipe presse d’ING Belgique : + 32 2 547 24 84, pressoffice@ing.be
Équipe presse de l’Antwerp Management School, +32 3 265 47 33 ou +32 486 494 387, anja.tys@ams.ac.be
Ce communiqué de presse et l’étude sont également disponibles dans leur intégralité sur www.ing.be/about
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Méthodologie
Pour obtenir les données de ce rapport, les chercheurs ont adopté une approche interprétative basée sur plusieurs méthodes qui a permis d'exploiter des connaissances et l’expérience des business models hybrides. Les sources comprennent des interviews de professionnels de premier plan (entrepreneurs, managers, consultants et autre experts) et d’universitaires, la documentation universitaire et populaire naissante, et deux groupes de discussion (l’un composé de petites et moyennes entreprises, l’autre de professionnels de la durabilité issus de toutes sortes d'organisations).

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