Baromètre ING des investisseurs : un cinquième des investisseurs belges ont investi dans l’industrie de l’armement depuis le début de la guerre au Moyen Orient
Le conflit au Moyen‑Orient a poussé six jeunes investisseurs sur dix à consulter leur banque
Bruxelles – Vendredi 15 mai 2026 - Le baromètre ING des investisseurs se redresse en avril, mais reste sous son niveau neutre pour le troisième mois consécutif. Les événements géopolitiques ont poussé quatre investisseurs sur dix à solliciter un conseil auprès de leur banque ; chez les jeunes, cette proportion atteint même six sur dix. Un cinquième des investisseurs a acheté des actions ou des fonds liés au secteur de la défense depuis le début de la guerre. L’or a également séduit les investisseurs, nettement plus les femmes que les hommes. Plus de huit investisseurs sur dix se disent préoccupés par les prix de l’énergie. Près de six sur dix estiment que le gouvernement doit soutenir les ménages face aux coûts de l’énergie, une opinion plus répandue chez les investisseurs francophones que néerlandophones, et davantage chez les femmes que chez les hommes. En raison de la crise énergétique, une majorité d’investisseurs estime qu’il faut miser davantage sur les énergies renouvelables. Il en va de même pour l’énergie nucléaire, plus de six investisseurs sur dix estiment que le gouvernement belge doit investir dans la construction de petits réacteurs nucléaires.
Le baromètre des investisseurs d’ING s’est redressé en avril après la forte baisse enregistrée en mars. Avec 82 points, il reste toutefois nettement en dessous de son niveau neutre de 100 points, et ce pour le troisième mois consécutif. Cela indique que l’investisseur belge continue d’appréhender les évolutions financières et économiques avec méfiance.
Seuls 15 % des investisseurs ont constaté une amélioration de la situation économique en Belgique au cours des trois derniers mois, tandis que 58 % ont observé une détérioration. L’évaluation conjoncturelle atteint ainsi un niveau aussi bas qu’à la fin de l’année 2022.
« Ce n’est pas une coïncidence qu’on se trouve actuellement au même niveau que lors du choc énergétique de 2022 qui avait suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie. En avril de cette année, les marchés boursiers ont certes enregistré un beau rebond, ce qui a soutenu le baromètre des investisseurs. Mais cela n’a pas suffi à dissiper le sentiment de malaise des investisseurs belges. Seuls 21 % pensent encore que la Bourse va progresser au cours des trois prochains mois », explique Peter Vanden Houte, économiste en chef d’ING Belgique.
La guerre au Moyen‑Orient a poussé six jeunes investisseurs sur dix à consulter leur banque
Les événements au Moyen‑Orient ont un impact sur le comportement d’investissement. Environ 80 % des investisseurs s’inquiètent de l’impact du conflit sur les marchés financiers. L’incertitude a incité quatre investisseurs sur dix à discuter avec un conseiller bancaire des conséquences possibles du conflit. Chez les investisseurs de moins de 35 ans, ce chiffre atteint six sur dix. Comme souvent, les femmes (46 %) ont davantage consulté leur banque que les hommes (30 %), ce qui s’inscrit dans la continuité des constats antérieurs selon lesquels les femmes sont plus enclines à demander conseil, se sentant moins sûres en matière financière.
Les avis restent toutefois très partagés quant à l’évolution future du conflit. Environ un tiers anticipe une amélioration de la situation géopolitique au Moyen‑Orient dans les six prochains mois, tandis qu’un tiers s’attend à une détérioration. Les autres pensent que la situation restera inchangée ou ne se prononcent pas.
Il est remarquable que parmi les investisseurs très actifs, la moitié anticipe une amélioration, contre seulement un quart parmi les investisseurs peu actifs. Cela confirme les résultats antérieurs du baromètre d’ING montrant que les investisseurs plus convaincus affichent généralement des attentes plus optimistes pour l’avenir.
Avez-vous entrepris une ou plusieurs des actions suivantes depuis le début de la guerre ? |
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Vente de placements pour prendre des bénéfices ou limiter les pertes | 9.6% |
Achat d’or (physique ou via fonds, ETF, etc.) | 16.9% |
Investissements dans des entreprises (ou fonds/ETF) actives dans la production d’armes | 19.1% |
Profité des baisses boursières pour acheter sélectivement des actions, fonds ou ETF | 9.8% |
Aucune de ces actions | 61% |
De nombreux investisseurs sont restés actifs ces derniers mois. Un sur dix indique avoir vendu des placements afin de prendre des bénéfices ou de limiter les pertes. Une proportion pratiquement équivalente a profité de la baisse des cours pour acheter sélectivement des actions, des fonds ou des ETF.
Près d’un investisseur sur cinq déclare avoir acheté des actions ou fonds liés à la défense. Chez les investisseurs de moins de 35 ans, cette proportion atteint même 40 %. Les résultats du baromètre d’ING publié en mars montraient déjà que les jeunes sont plus ouverts à l’idée d’autoriser les fonds durables à investir dans des entreprises d’armement.
Près de quatre jeunes investisseurs sur dix ont également acheté de l’or, contre 17 % pour l’ensemble de la population des investisseurs. Il est frappant de constater que deux fois plus de femmes (23 %) que d’hommes (11 %) déclarent avoir acheté de l’or depuis le début de la guerre.
« Traditionnellement, davantage d’hommes que de femmes investissaient dans l’or, mais ces dernières années, les données internationales montrent que les femmes sont en train de combler leur retard. Le baromètre des investisseurs d’ING semble le confirmer », conclut Peter Vanden Houte.
Six investisseurs sur dix estiment que l’État doit aider les ménages à faire face aux coûts de l’énergie
Les événements au Moyen‑Orient figurent en bonne place dans les préoccupations des investisseurs belges : 56 % suivent la situation de très près, une proportion nettement plus élevée chez les hommes (64 %) que chez les femmes (49 %). Trois quarts des investisseurs craignent une extension du conflit à d’autres pays. Une proportion identique s’inquiète de l’approvisionnement énergétique de la Belgique. Il n’est donc pas étonnant que plus de huit investisseurs sur dix se disent préoccupés par la hausse des prix de l’énergie causée par la guerre. Cela explique également pourquoi 86 % des investisseurs considèrent l’inflation comme un sujet de préoccupation majeur.
Dans ce contexte, près de six investisseurs sur dix estiment que le gouvernement belge doit débloquer des moyens financiers afin de limiter le choc énergétique pour les ménages. Cette conviction est plus marquée chez les francophones (67 %) que chez les néerlandophones (52 %), et plus forte chez les femmes (62 %) que chez les hommes (54 %).
« La différence entre les groupes linguistiques s’explique peut‑être par des préférences politiques distinctes, avec un État historiquement plus présent dans l’économie au sud du pays qu’au nord. Une utilisation plus importante de la voiture en Wallonie ou des différences de revenus pourraient également jouer un rôle. Par ailleurs, les recherches internationales montrent que les femmes, indépendamment de leur revenu ou de leur position sociale, sont généralement plus favorables à l’intervention de l’État que les hommes », précise Peter Vanden Houte.
Une proportion significativement plus élevée d’hommes que de femmes en faveur de l’énergie nucléaire
La crise au Moyen‑Orient a remis au premier plan la question de l’approvisionnement énergétique et de la dépendance énergétique de l’Europe. Trois quarts des investisseurs sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle les prix du pétrole et du gaz ne feront qu’augmenter à l’avenir. Il n’est donc pas surprenant que les énergies renouvelables bénéficient d’un large soutien.
Ainsi, deux tiers des personnes interrogées estiment que toute personne disposant de la possibilité devrait installer des panneaux solaires. Une proportion identique considère qu’il faut encore installer davantage d’éoliennes en Belgique. Par ailleurs, plus de six investisseurs sur dix estiment que le gouvernement belge doit investir dans la construction de petits réacteurs nucléaires modulaires. Contrairement aux panneaux solaires et aux éoliennes, une forte différence apparaît ici selon le genre : trois quarts des hommes y sont favorables, contre un peu plus de la moitié des femmes.
« Toutes les enquêtes internationales sur l’énergie nucléaire montrent des résultats similaires, avec un soutien significativement plus élevé des hommes que des femmes. Cela s’expliquerait par le fait que les femmes sont plus préoccupées par la sécurité et le stockage des déchets nucléaires », souligne Peter Vanden Houte.
Fait intéressant, quatre investisseurs sur dix estiment désormais que l’Europe devrait accélérer la sortie des véhicules à combustibles fossiles au profit des voitures électriques afin de réduire la dépendance énergétique. Trois sur dix s’y opposent. Le soutien varie fortement selon l’âge, les jeunes investisseurs y étant plus favorables que les plus âgés. Il est également nettement plus élevé chez les investisseurs néerlandophones (46 %) que francophones (36 %).
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À propos du Baromètre des investisseurs
Le Baromètre de l'investisseur mesure chaque mois la confiance des investisseurs particuliers belges. Cela exprime le "sentiment des investisseurs". Cette enquête réalisée en ligne par Kantar, est une initiative d'ING.
A propos d'ING
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Renaud Dechamps
