Baromètre ING des investisseurs : trois investisseurs sur dix déclarent consommer davantage lorsque la valeur de leur patrimoine augmente
Une importante somme reçue de manière inattendue serait avant tout investie dans l’immobilier
17 septembre 2026 – Bruxelles – Le baromètre ING des investisseurs recule légèrement en août, mais reste au-dessus de son niveau neutre pour le troisième mois consécutif. Environ six investisseurs sur dix ne modifieraient pas leur comportement d’épargne ou d’investissement si leur portefeuille subissait une baisse de 15 %. Ce constat concorde avec le fait que près de 70 % des investisseurs déclarent épargner une part stable de leurs revenus, indépendamment des fluctuations de leur patrimoine. Trois investisseurs sur dix reconnaissent toutefois consommer davantage lorsque la valeur de leur portefeuille augmente. C’est surtout le cas des investisseurs jeunes et des hommes. Si un investisseur belge recevait de manière inattendue un million d’euros, cela ne changerait pas son attitude face au risque dans un cas sur deux. Seuls les jeunes investisseurs indiquent qu’ils prendraient alors davantage de risques dans leurs placements. Un million d’euros inattendu serait en premier lieu consacré, au moins en partie, à l’immobilier, tandis qu’un don à la famille arriverait en deuxième position.
Après être passé de 94 points en mai à 102 en juin puis à 105 en juillet, le baromètre ING des investisseurs recule légèrement en août, à 103 points. L’indice reste ainsi au-dessus du seuil neutre de 100. Cela traduit un sentiment prudemment positif, même si la conviction est moins forte qu’un mois plus tôt.
Le regard porté sur l’économie belge reste globalement négatif. Parmi les personnes interrogées, 42 % estiment que la situation économique s’est détériorée au cours des trois derniers mois, contre 25 % qui constatent une amélioration. Pour les trois prochains mois, 38 % anticipent une détérioration, tandis que 26 % prévoient un redressement de la conjoncture. Les attentes concernant la Bourse sont plus équilibrées : 30 % prévoient une hausse de la Bourse belge, contre 31 % qui tablent sur une baisse.
« La situation au Moyen-Orient reste extrêmement volatile, ce qui a de nouveau entraîné une hausse des prix de l’énergie. Dans le même temps, les marchés boursiers ont bien résisté. Près de la moitié des investisseurs indiquent ainsi que le rendement de leurs placements a augmenté au cours des trois derniers mois, tandis qu’à peine un quart font état d’une baisse. À l’heure actuelle, l’optimisme financier semble donc l’emporter sur les inquiétudes économiques, ce qui maintient le baromètre des investisseurs en territoire positif », déclare Peter Vanden Houte, économiste en chef chez ING Belgique.
Trois investisseurs sur dix consomment davantage lorsque la valeur de leur patrimoine augmente
Les questions thématiques du mois d’août portent sur l’influence des fluctuations du patrimoine sur les comportements d’épargne, d’investissement et de consommation. En cas de baisse hypothétique de 15 % de la Bourse, six investisseurs sur dix continueraient à épargner ou à investir la même part de leurs revenus. Près d’un sur cinq épargnerait ou investirait même davantage afin de compenser la perte de patrimoine, tandis que 14 % mettraient moins d’argent de côté.
Réaction | Après une baisse de 15 % de la valeur du portefeuille |
|---|---|
Épargner ou investir autant | 59 % |
Épargner ou investir davantage | 18 % |
Épargner ou investir moins | 14 % |
Près de sept investisseurs sur dix déclarent généralement épargner une part stable de leurs revenus, indépendamment des fluctuations de leur patrimoine. Environ trois investisseurs sur dix reconnaissent toutefois avoir tendance à dépenser davantage lorsque la valeur de leur patrimoine augmente. Ce n’est pas le cas de près de la moitié des investisseurs. Il est néanmoins frappant de constater que cette hausse des dépenses en cas de gains patrimoniaux est plus fréquente chez les jeunes investisseurs de moins de 45 ans : elle concerne plus de la moitié d’entre eux. Inversement, plus de la moitié des jeunes affirment également qu’ils épargneraient davantage si la valeur de leur patrimoine subissait un revers.
La consommation semble également un peu plus sensible aux fluctuations du patrimoine chez les hommes que chez les femmes. Ainsi, 36 % des hommes déclarent être davantage enclins à dépenser lorsque leur patrimoine augmente, contre seulement un quart des investisseuses.
« Les comportements d’épargne et d’investissement se révèlent particulièrement robustes. La plupart des investisseurs ne laissent pas les mouvements temporaires des marchés dicter immédiatement leur stratégie. Les gains patrimoniaux ne se traduisent pas non plus automatiquement par une hausse de la consommation, même si cet effet est un peu plus marqué chez les jeunes et chez les hommes. Cela concorde avec des travaux internationaux antérieurs, qui ont eux aussi mis en évidence un “effet de richesse” plus important chez les jeunes et chez les investisseurs masculins », observe Peter Vanden Houte.
Plus de la moitié des jeunes investisseurs prendraient davantage de risques dans leurs placements s’ils recevaient un million d’euros de manière inattendue
En cas de réception inattendue d’un million d’euros — par exemple à la suite d’une donation, d’un héritage ou d’un gain à la loterie — l’appétit pour le risque resterait relativement maîtrisé. Pour un peu plus de la moitié des investisseurs, l’attitude face au risque ne changerait pas. Un tiers prendraient davantage de risques dans leurs placements, tandis qu’un sur dix en prendrait moins. Parmi les investisseurs de moins de 35 ans, plus de la moitié affirment qu’ils prendraient davantage de risques s’ils recevaient soudainement un million d’euros.
« Cela tient probablement au fait que les jeunes investisseurs disposent d’un capital plus limité, dont une part plus importante reste placée dans une réserve d’épargne qui ne peut être mobilisée pour investir. Un million supplémentaire leur permettrait de se lancer davantage dans l’investissement. Par ailleurs, les jeunes investisseurs ont généralement une plus grande propension au risque : une somme inattendue serait donc probablement investie de manière un peu plus risquée que par un investisseur plus âgé », estime Peter Vanden Houte.
Affectation d’un million d’euros reçu de façon inattendue (plusieurs réponses possibles) | Part |
|---|---|
Investir dans l’immobilier (achat/rénovation) | 45 % |
En donner une partie à la famille | 38 % |
Actions, ETF ou fonds d’investissement | 37 % |
Compte d’épargne ou produit à capital garanti | 36 % |
Améliorer son niveau de vie | 36 % |
En donner une partie à une œuvre caritative | 18 % |
Rembourser des dettes | 16 % |
Créer ou financer sa propre entreprise | 10 % |
L’immobilier arrive en tête des affectations possibles d’un million d’euros reçus de manière inattendue. Dans la tranche d’âge des 45 à 54 ans, pas moins de 62 % déclarent qu’ils investiraient dans l’immobilier, qu’il s’agisse d’un achat ou de la rénovation du logement. Donner une partie de la somme à la famille arrive en deuxième position. Parmi les plus de 65 ans, plus de la moitié affirment qu’ils en feraient profiter leur famille. Les investisseuses se montrent également un peu plus généreuses envers leur famille (42 %) que les investisseurs masculins (35 %).
« Même en cas de très importante rentrée d’argent, l’investisseur moyen continue de diversifier. Immobilier et placements financiers côtoient l’épargne, le soutien à la famille et une consommation supplémentaire. La volonté d’investir l’intégralité de la somme de manière plus risquée reste limitée. Il convient toutefois de souligner qu’un investisseur de moins de 45 ans sur cinq utiliserait une partie de l’argent pour créer ou financer sa propre entreprise », conclut Peter Vanden Houte.
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À propos du Baromètre des investisseurs
Le Baromètre de l'investisseur mesure chaque mois la confiance des investisseurs particuliers belges. Il exprime le "sentiment des investisseurs". Cette enquête réalisée en ligne par Kantar, est une initiative d'ING.
A propos d'ING
ING Belgique est une banque universelle qui propose des services financiers aux particuliers, aux entreprises et aux clients institutionnels. ING Belgium SA/NV est une filiale d’ING Group NV, via ING Banque NV (www.ing.com).
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Renaud Dechamps
