Baromètre ING des investisseurs : quatre investisseurs belges sur dix prévoient d’adapter leur stratégie d’investissement en raison de la nouvelle taxe sur les plus-values
À cause de la taxe sur les plus-values, 16 % des investisseurs envisagent d’investir moins
20 mars 2026 – Bruxelles – Le baromètre ING des investisseurs recule fortement en février et repasse désormais sous son niveau neutre. À peine 17 % des investisseurs s’attendent encore à une amélioration de l’économie belge dans les mois à venir, et ce avant même l’éclatement de la guerre au Moyen‑Orient. Moins d’un cinquième des investisseurs déclarent connaître précisément les modalités de la nouvelle taxe sur les plus-values. 13 % indiquent avoir vendu des investissements en 2025 afin d’anticiper cette nouvelle taxe. Quatre investisseurs sur dix déclarent qu’ils adapteront leur stratégie afin d’éviter la taxe. Pas moins de 16 % des investisseurs belges affirment qu’ils investiront moins en raison de cette nouvelle taxe, tandis qu’un cinquième souhaite investir dans d’autres actifs.
Le baromètre ING des investisseurs a fortement chuté en février, avec une baisse de 10 points, passant de 108 à 98. Il se situe ainsi à nouveau sous son niveau neutre de 100 points, ce qui indique que l’investisseur belge regarde l’environnement financier et économique avec une certaine méfiance. Les attentes concernant l’évolution conjoncturelle se sont assombries. Ainsi, à peine 17 % s’attendent encore à une amélioration de l’économie belge au cours des trois prochains mois, contre 28 % en janvier. Pas moins de 40 % anticipent une détérioration de la situation économique.
Le pourcentage d’investisseurs ayant enregistré un rendement positif sur leurs investissements au cours des trois derniers mois est tombé à 35 %, contre 46 % en janvier. Un quart a même signalé une évolution négative de son portefeuille d’investissements. La forte correction des actions liées aux logiciels au cours des premiers mois de cette année n’y est probablement pas étrangère. Il n’est donc pas surprenant que le sentiment boursier se soit également détérioré : un tiers des investisseurs s’attendent désormais à une baisse de la bourse belge au cours des trois prochains mois, tandis qu’à peine un quart compte encore sur une hausse boursière.
« Il est inquiétant de constater que le sentiment des investisseurs se soit déjà détérioré de manière aussi marquée, alors que l’enquête a été réalisée avant le début de la guerre au Moyen‑Orient. Il est dès lors très probable que nous constations une nouvelle baisse du baromètre ING des investisseurs dans les mois à venir », avertit Peter Vanden Houte, économiste en chef chez ING Belgique.

Moins d’un investisseur sur cinq sait précisément en quoi consiste la taxe sur les plus-values
Depuis le début de cette année, une taxe sur les plus-values de 10 % est en vigueur en Belgique. Moins d’un investisseur sur cinq déclare savoir très bien ou assez bien en quoi elle consiste. Un peu plus de la moitié sait plus ou moins de quoi il s’agit. Et près de trois investisseurs sur dix n’en savent pratiquement rien ou n’en ont même jamais entendu parler. Parmi les investisseurs masculins, 20 % se déclarent quasiment ignorants à l’égard de la taxe sur les plus-values ; chez les investisseuses, ce pourcentage grimpe à 40 %.
« Que les investisseurs ne soient pas encore totalement au courant de toutes les modalités de la taxe sur les plus-values n’a rien d’étonnant, étant donné qu’il s’agit d’une matière assez complexe, avec en outre une période transitoire. La différence de perception entre hommes et femmes est également normale, car les résultats précédents du baromètre ING des investisseurs montrent que les hommes suivent en général beaucoup plus l’actualité financière et économique que les femmes », explique Peter Vanden Houte.
Pour 13 % des investisseurs, la taxe sur les plus-values a été le déclencheur de ventes
Bien que la taxe sur les plus-values s’applique à la plus-value réalisée par rapport à la valeur au 31 décembre 2025 (ou à la valeur d’achat éventuellement plus élevée à une date antérieure), la taxe sur les plus-values a, selon 13 % des investisseurs, été la raison de la vente d’investissements en 2025. Cette proportion grimpe même à 25% chez les investisseurs de moins de 45 ans.
Par ailleurs, plus de quatre investisseurs sur dix sont convaincus que le taux d’imposition de 10 % de la taxe sur les plus-values sera relevé à l’avenir. Tandis que moins d’un dixième des répondants pense que la taxe sur les plus-values baissera un jour à nouveau.
Quatre investisseurs sur dix prévoient de modifier leur stratégie afin d’éviter la taxe sur les plus-values
L’introduction d’une nouvelle taxe peut entraîner des changements de comportement, et cela semble également être le cas pour la taxe sur les plus-values. Ainsi, pas moins de quatre investisseurs sur dix déclarent qu’ils adapteront probablement leur stratégie d’investissement afin de ne pas devoir payer cette taxe. Chez les investisseurs plus jeunes (<45 ans), il s’agit même de plus de la moitié.
Parmi les investisseurs qui prévoient de modifier leur comportement, 40 % déclarent qu’ils investiront moins d’argent (ce qui représente 16 % de l’ensemble des investisseurs). Pour 55 %, la solution consiste à changer de type d’investissements, par exemple en investissant davantage dans des fonds d’investissement plutôt que dans des actions individuelles (ce qui correspond à 21 % de l’ensemble des investisseurs). Enfin, près de la moitié envisage, dans le cadre de la taxe sur les plus-values, d’investir dans le même type d’actifs, mais dans d’autres valeurs.
Quoi qu’il en soit, un tiers des investisseurs pensent qu’ils devront tôt ou tard payer la taxe sur les plus-values. Ce sentiment est un peu plus répandu chez les investisseurs plus jeunes (<45 ans), où il concerne près de la moitié, mais il s’agit également du groupe qui effectue généralement davantage d’opérations boursières.
«Nous constatons que, à la suite de l’introduction de la taxe sur les plus-values, 16 % des investisseurs déclarent qu’ils investiront moins, tandis que d’autres cherchent des solutions pour éviter la taxe. Indépendamment de l’évolution boursière, cela rend l’estimation des recettes pour le budget de l’état très difficile », conclut Peter Vanden Houte.
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À propos du Baromètre des investisseurs
Le Baromètre de l'investisseur mesure chaque mois la confiance des investisseurs particuliers belges. Cela exprime le "sentiment des investisseurs". Cette enquête a été réalisée en ligne par Kantar et est une initiative d'ING.
A propos d'ING
ING Belgique est une banque universelle qui propose des services financiers aux particuliers, aux entreprises et aux clients institutionnels. ING Belgium SA/NV est une filiale d’ING Group NV, via ING Banque NV (www.ing.com).
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Les actions d’ING Group sont cotées aux bourses d'Amsterdam (INGA NA, INGA.AS), de Bruxelles et à la bourse de New York (ADRs : ING US, ING.N).
ING vise à placer le développement durable au cœur de ses activités. Nos politiques et nos actions sont évaluées par des organismes de recherche et de notation indépendants, qui en publient des mises à jour chaque année. La notation ESG d’ING par MSCI a été relevée de « AA » à « AAA » en octobre 2025. En juin 2025, Sustainalytics a qualifié la gestion par ING de ses risques ESG matériels de « Forte », avec un ESG Risk Rating de 18,0 (faible risque). Les actions d’ING Group font également partie des principaux indices de durabilité et ESG des grands fournisseurs, tels que Euronext, STOXX, Morningstar et FTSE Russell.
Renaud Dechamps
