Baromètre ING des investisseurs : quatre investisseurs belges sur dix estiment que les fonds durables doivent pouvoir investir dans la défense

Pour la moitié des investisseuses, la durabilité joue un rôle important dans le choix d’un fonds d’investissement

18 avril 2026 – Bruxelles – Le baromètre ING des investisseurs recule fortement en mars et passe, pour le deuxième mois consécutif, sous son niveau neutre. Pour la moitié des investisseuses, la durabilité constitue un critère de sélection important dans le choix d’un produit d’investissement. Plus de quatre femmes sur dix sont même prêtes à sacrifier du rendement si un fonds investit de manière durable. Deux tiers des investisseurs déclarent déjà tenir compte du réchauffement climatique dans la composition de leur portefeuille. Ce pourcentage a augmenté au cours des cinq dernières années. Quatre investisseurs sur dix estiment que les fonds durables devraient pouvoir investir dans la défense, même si cette conviction est plus répandue chez les hommes que chez les femmes.

Le baromètre ING des investisseurs est tombé en mars à son niveau le plus bas depuis avril de l’année dernière, lorsque les annonces de droits de douane aux États‑Unis avaient provoqué une forte agitation sur les marchés financiers. À 79 points, le baromètre des investisseurs se situe nettement en dessous de son niveau neutre de 100 points. Cela indique que les investisseurs belges suivent les évolutions économico‑financières avec inquiétude. En janvier, le baromètre affichait encore 108 points. La confiance des investisseurs s’est donc fortement refroidie en quelques mois.

Les perspectives conjoncturelles sont perçues de manière beaucoup plus sombre : à peine 18 % des investisseurs voient l’économie belge s’améliorer au cours des trois prochains mois, tandis que pas moins de 53 % anticipent une détérioration de la situation économique. Les investisseurs se montrent également moins positifs quant au rendement de leurs placements au cours des trois derniers mois. Ainsi, seuls 29 % ont enregistré un rendement positif, tandis que pas moins de 40 % ont fait état d’une évolution moins favorable.

«En raison de la guerre au Moyen‑Orient, la plupart des indices boursiers ont perdu environ 10 % en mars, ce que les investisseurs ont ressenti dans leur portefeuille. Parallèlement, les prix de l’énergie ont fortement augmenté, ce qui assombrit les perspectives conjoncturelles. Dans ces circonstances, il n’est pas étonnant que les investisseurs évaluent l’environnement économico‑financier de manière plus pessimiste », indique Peter Vanden Houte, économiste en chef chez ING Belgique. ​

Plus de la moitié des investisseurs anticipent une baisse des marchés boursiers au cours des trois prochains mois

A peine un cinquième des investisseurs s’attendent à une hausse des marchés boursiers dans les trois prochains mois, tandis que plus de la moitié voient les cours des actions reculer.

L’appétit pour le risque des investisseurs belges s’est donc fortement réduit. À peine un quart des investisseurs estiment actuellement que c’est un bon moment pour investir dans des secteurs risqués. Quatre sur dix s’y opposent clairement. Les obligations ne suscitent pas davantage d’enthousiasme : 28 % jugent que c’est un bon moment pour en acheter, tandis qu’une proportion identique n’est pas de cet avis. C’est la première fois depuis trois ans qu’aucune majorité ne considère qu’il s’agit d’un bon moment pour investir dans des titres à revenu fixe.

« Que les investisseurs souhaitent prendre moins de risques dans le contexte géopolitique actuel n’est pas surprenant. Mais le choc énergétique pousse également l’inflation à la hausse, ce qui peut expliquer la moindre appétence pour les obligations », précise Peter Vanden Houte.

Pour la moitié des investisseuses, la durabilité joue un rôle important dans le choix d’un investissement

Depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump, l’idée de durabilité est mise sous pression à l’échelle mondiale. Pourtant, près d'un tiers des investisseurs belges affirment qu'ils tiennent souvent ou toujours compte de la durabilité, notamment des aspects écologiques ou sociaux, dans leur vie quotidienne (par exemple, lorsqu'ils font leurs courses). Un quart le fait rarement ou jamais. Les femmes (37 %) tiennent clairement davantage compte de la durabilité dans leur vie quotidienne que les hommes (26 %).

Lors du choix de produits d’investissement, 47 % des investisseurs déclarent que la durabilité est importante, tandis que pour 23 % elle ne joue aucun rôle. Il est intéressant de constater que cette conviction est également plus répandue chez les femmes que chez les hommes. Pour 49 % des femmes qui investissent, la durabilité est un critère de sélection important, contre 20 % pour lesquelles elle ne l’est pas. Chez les hommes, ces pourcentages s’élèvent respectivement à 44 % et 26 %.

Par ailleurs, chez les investisseurs qui accordent une grande importance à la durabilité dans leur vie quotidienne, les critères ESG constituent également un déterminant important du comportement d’investissement : plus de trois quarts d’entre eux tiennent compte des aspects de durabilité lorsqu’ils investissent.

« Bien que six investisseurs sur dix déclarent qu’il est important que leur banque leur offre la possibilité d’investir dans des fonds contribuant positivement à l’environnement, ce sont surtout les personnes pour lesquelles la durabilité est importante dans la vie quotidienne qui intègrent véritablement les critères ESG dans la gestion de leur portefeuille », constate Peter Vanden Houte.

Deux tiers des investisseurs tiennent compte du réchauffement climatique dans la composition de leur portefeuille

Deux tiers des investisseurs déclarent déjà tenir compte du réchauffement climatique dans la composition de leur portefeuille d’investissement, par exemple en investissant dans les énergies vertes. Chez les investisseurs âgés de moins de 35 ans, cette proportion atteint même huit sur dix. Le pourcentage d’investisseurs tenant compte du réchauffement climatique dans leur portefeuille, et en particulier ceux qui le font de manière marquée, est aujourd’hui plus élevé qu’il y a six ans.

Par ailleurs, un tiers des investisseurs estiment que les entreprises qui tiennent compte de leur impact environnemental afficheront de meilleures performances boursières au cours des cinq prochaines années que celles qui ne le font pas. Un peu moins d’un cinquième pense le contraire, tandis que les autres anticipent des performances boursières similaires ou n’ont pas d’avis.

Tenez-vous compte du réchauffement climatique dans la composition de votre portefeuille (par exemple en investissant dans les énergies vertes) ?

Mars 2026

Avril 2025

Juin 2024

Mars 2023

Novembre 2020

 

Oui, dans une large mesure

23 %

18 %

17 %

18 %

17 %

Oui, dans une mesure limitée

43 %

44 %

47 %

45 %

44 %

Non

35 %

38 %

37 %

37 %

39 %

Oui

66 %

62 %

63 %

64 %

61 %

Le rendement reste une considération importante dans les décisions d’investissement. Un peu plus de quatre investisseurs sur dix préfèrent un fonds d’investissement non durable s’il génère un rendement annuel légèrement plus élevé (par exemple 4 % au lieu de 3 %) qu’un fonds investissant de manière durable. Une proportion quasiment équivalente est prête à sacrifier un peu de rendement si le fonds investit selon des critères ESG. Les autres n’ont pas d’avis tranché. Il est intéressant de constater que les femmes sont plus enclines à renoncer à du rendement pour investir durablement : 44 % sont prêtes à le faire, contre 35 % chez les hommes.

« Cela concorde avec des études internationales antérieures montrant que les investisseuses accordent davantage d’importance à l’investissement éthique ou durable », souligne Peter Vanden Houte.

Quatre investisseurs sur dix estiment que les fonds durables doivent pouvoir investir dans la défense

L’un des thèmes sensibles auxquels les fonds durables ont été confrontés ces dernières années concerne la question du caractère durable ou non des entreprises de défense. Environ quatre investisseurs sur dix estiment que les fonds portant un label durable devraient pouvoir investir dans la défense. Ce pourcentage est plus élevé chez les hommes (44 %) que chez les femmes (39 %). Chez les investisseuses, la proportion souhaitant exclure les entreprises de défense des fonds durables est également nettement plus élevée que chez les hommes (27 % contre 17 %).

Selon vous, les banques devraient‑elles proposer des fonds qui investissent dans des entreprises de défense (c’est‑à‑dire des entreprises qui produisent des armes ou du matériel militaire) ?

Total

Homme

Femme

 

Certainement

17 %

24 %

9 %

Plutôt oui

38 %

41 %

34 %

Plutôt non

24 %

19 %

30 %

Certainement pas

9 %

5 %

13 %

Ne sait pas

12 %

11 %

15 %

Plus de la moitié des investisseurs estiment d’ailleurs que les banques devraient proposer des fonds investissant dans des entreprises qui produisent des armes ou du matériel militaire. Là encore, cette opinion est nettement plus partagée par les investisseurs masculins (65 %) que par les investisseuses (43 %).

« Même en matière d’investissement, les hommes semblent plutôt venir de Mars et les femmes de Vénus », conclut Peter Vanden Houte.

### Fin du communiqué de presse ###

À propos du Baromètre des investisseurs

Le Baromètre de l'investisseur ​ mesure chaque mois la confiance des investisseurs particuliers belges. Cela exprime le "sentiment des investisseurs". Cette enquête réalisée en ligne par Kantar, est une initiative d'ING.

A propos d'ING

ING Belgique est une banque universelle qui propose des services financiers aux particuliers, aux entreprises et aux clients institutionnels. ING Belgium SA/NV est une filiale d’ING Group NV, via ING Banque NV (www.ing.com).

ING est une institution financière internationale solidement ancrée en Europe, qui propose des services bancaires par l’intermédiaire de sa filiale d’exploitation, ING Bank. La raison d’être d'ING Bank est d’aider les personnes à garder une longueur d’avance dans la vie et dans les affaires. Les plus de 60 000 collaborateurs d’ING offrent des services bancaires pour particuliers et entreprises à des clients dans plus de 100 pays.

Les actions d’ING Group sont cotées aux bourses d'Amsterdam (INGA NA, INGA.AS), de Bruxelles et à la bourse de New York (ADRs : ING US, ING.N).ING vise à placer le développement durable au cœur de ses activités. Nos politiques et nos actions sont évaluées par des organismes de recherche et de notation indépendants, qui en publient des mises à jour chaque année. La notation ESG d’ING par MSCI a été relevée de « AA » à « AAA » en octobre 2025. En juin 2025, Sustainalytics a qualifié la gestion par ING de ses risques ESG matériels de « Forte », avec un ESG Risk Rating de 18,0 (faible risque). Les actions d’ING Group font également partie des principaux indices de durabilité et ESG des grands fournisseurs, tels que Euronext, STOXX, Morningstar et FTSE Russell.

Renaud Dechamps

Renaud Dechamps

Spokesman & Media Relations Manager, ING Belgium