Baromètre ING des investisseurs : plus de la moitié des investisseurs belges ont déjà demandé des conseils en investissement à l’IA ou envisagent de le faire
La moitié des investisseurs de moins de 35 ans envisageraient d’investir dans un fonds entièrement géré par l’IA
16 octobre 2026 – Bruxelles – Le baromètre ING des investisseurs recule fortement en septembre, passant de 103 à 89 points. Il se situe ainsi nettement sous son niveau neutre de 100. Ce sont surtout l’évaluation morose de l’économie belge et les perspectives boursières moins favorables qui pèsent sur la confiance. Dans le même temps, les résultats montrent que l’intelligence artificielle s’impose rapidement auprès des investisseurs : plus de huit sur dix utilisent au moins occasionnellement des outils d’IA pour des requêtes générales. Pas moins de 53 % des investisseurs utilisent déjà l’IA pour obtenir des conseils en investissement ou envisagent de le faire à l’avenir, soit dix points de pourcentage de plus qu’il y a un an. Néanmoins, un spécialiste boursier traditionnel reste jugé plus crédible qu’un outil d’IA ou qu’un spécialiste utilisant l’IA. La moitié des investisseurs estiment que la plupart des actions liées à l’IA sont actuellement surévaluées. Six investisseurs sur dix n’envisageraient pas d’investir dans un fonds entièrement géré par l’IA, même si la moitié des investisseurs de moins de 35 ans pourraient le faire.
Après être restée trois mois au-dessus du niveau neutre de 100 points, la confiance des investisseurs subit un sérieux revers en septembre. Le baromètre perd 14 points et s’établit à 89, un niveau qui montre que les investisseurs belges suivent l’environnement économique et financier avec inquiétude.
Le contexte économique constitue le principal frein. Plus de la moitié des investisseurs interrogés estiment que l’économie belge s’est détériorée au cours des trois derniers mois. Seuls 13 % ont constaté une amélioration. Le pessimisme domine également pour les trois prochains mois : la moitié s’attend encore à une dégradation, contre 16 % qui tablent sur une amélioration.
Quatre investisseurs sur dix s’attendent à une baisse de la Bourse belge au cours des trois prochains mois. Seul un sur cinq prévoit une hausse.
« Les marchés financiers sont restés résilients jusqu’à présent, mais l’incertitude économique et politique demeure élevée. La hausse de l’inflation et les mesures budgétaires attendues suscitent probablement de l’inquiétude. Ainsi, une majorité relative d’investisseurs s’attend désormais à ce que le revenu de leur ménage soit sous pression dans les prochains mois. Cela a fait reculer le baromètre des investisseurs », explique Peter Vanden Houte, économiste en chef chez ING Belgique.
Près de la moitié des investisseurs estiment que les actions liées à l’IA sont surévaluées
Interrogés sur l’IA, les attentes sociétales des investisseurs belges sont contrastées. Quatre investisseurs sur dix pensent que l’IA accélérera la croissance mondiale, mais plus de la moitié s’attendent à une hausse du chômage. Sans surprise, les jeunes investisseurs sont nettement plus positifs à l’égard de l’IA que leurs aînés : plus de la moitié des moins de 45 ans anticipent un effet d’accélération de la croissance. Dans le même temps, leur crainte d’une hausse du chômage est sensiblement plus faible que chez les investisseurs de 45 ans et plus.
Près d’un quart des investisseurs interrogés déclarent investir aujourd’hui dans des entreprises liées à l’IA par l’intermédiaire d’actions, d’ETF ou de fonds. Dans ce groupe, l’exposition reste généralement maîtrisée : environ six sur dix ont investi moins de 20 % de leur portefeuille dans des entreprises liées à l’IA. Pour les six prochains mois, un quart de ceux qui n’investissent pas encore dans ces entreprises déclarent qu’ils le feront certainement (1 %) ou probablement (25 %), contre 60 % qui ne l’envisagent pas. De nombreux investisseurs craignent toutefois que les valorisations des entreprises liées à l’IA soient excessives. Ainsi, près de la moitié des répondants estiment que la plupart d’entre elles sont actuellement surévaluées.
« Dans le même temps, 50 % reconnaissent que les entreprises qui n’investissent pas dans l’IA risquent de prendre du retard. Les investisseurs perçoivent donc à la fois le potentiel structurel de l’IA et le risque que les cours de certaines entreprises liées à l’IA intègrent déjà beaucoup de bonnes nouvelles », souligne Peter Vanden Houte.
Plus de la moitié utilisent l’IA pour des conseils en investissement ou envisagent de le faire…
Au total, huit investisseurs sur dix utilisent au moins occasionnellement des applications telles que ChatGPT, Copilot, Gemini ou Claude. En septembre de l’année dernière, ils étaient environ six sur dix. Plus de la moitié les utilisent chaque jour ou plusieurs fois par semaine. L’écart entre les générations est important : le taux d’utilisation avoisine 94 % chez les moins de 45 ans, contre un peu plus de la moitié chez les 65 ans et plus.
Un tiers des investisseurs qui utilisent l’IA lui ont déjà demandé des conseils en investissement. Trente et un pour cent supplémentaires ne l’ont pas encore fait, mais l’envisageraient. Sans surprise, l’utilisation de l’IA à des fins d’investissement diminue avec l’âge. Parmi les investisseurs de moins de 35 ans qui ont déjà utilisé des outils d’IA, la moitié leur ont demandé des conseils en investissement et près de 30 % envisagent de le faire. Chez les utilisateurs d’IA âgés de 65 ans et plus, seul un sur dix a déjà eu recours à l’IA pour des conseils en investissement. Trois investisseurs sur dix de cette tranche d’âge déclarent toutefois qu’ils l’envisageraient. Compte tenu de la part croissante d’investisseurs utilisant l’IA, 53 % de l’ensemble des investisseurs belges ont désormais déjà demandé conseil à l’IA ou envisagent de le faire. C’est dix points de pourcentage de plus qu’il y a un an.
Avez-vous déjà demandé des conseils en investissement à des outils d’IA ? (utilisateurs de l’IA) |
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% | Sept. 25 | Sept. 26 |
Oui | 32 | 34 |
Non, mais je pourrais ’envisager | 38 | 31 |
Non, et je ne l’envisagerai pas | 29 | 33 |
Ne sait pas | 1 | 2 |
« Quand on constate que plus de la moitié des investisseurs ont déjà utilisé l’IA pour obtenir des conseils en investissement ou envisagent de le faire, on ne peut que conclure que l’IA n’est plus un phénomène marginal dans la recherche d’informations des investisseurs particuliers. Aux États-Unis, deux tiers des utilisateurs d’IA déclarent d’ailleurs déjà demander des conseils financiers à des outils d’IA », fait remarquer Peter Vanden Houte.
…mais c’est un spécialiste boursier n’utilisant pas l’IA qui inspire le plus confiance
Malgré le recours fréquent à l’IA pour obtenir des conseils en investissement, la confiance dans les prévisions boursières produites par l’IA reste limitée. Sur une échelle de un à sept, un spécialiste boursier traditionnel obtient en moyenne 4,6 points pour la confiance dans ses prévisions. Un spécialiste utilisant l’IA atteint 3,9 points, contre à peine 3,6 points pour une prévision entièrement générée par l’IA. Par rapport à l’enquête menée il y a un an, la confiance envers le spécialiste boursier a même légèrement progressé, tandis que la confiance envers l’IA est restée stable. Ces résultats se vérifient dans toutes les tranches d’âge : les jeunes aussi continuent d’accorder le plus de confiance à un spécialiste boursier qui n’utilise pas l’IA.
Dans quelle mesure faites-vous confiance aux prévisions boursières établies par… |
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| Sept. 25 | Sept. 26 |
Un spécialiste boursier | 4,5 | 4,6 |
Un spécialiste boursier qui utilise également des outils d’IA (intelligence artificielle) pour ses prévisions | 3,8 | 3,9 |
Un outil d’IA (intelligence artificielle) | 3,6 | 3,6 |
(1 = pas du tout / 7 = tout à fait) |
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« Les conseils générés par une machine inspirent probablement moins confiance parce qu’ils restent impersonnels, alors qu’une relation de confiance intervient souvent avec un conseiller humain. Cela n’empêche pas que des recherches ont montré que les prévisions boursières générées par l’IA sont souvent meilleures que celles des analystes. Comme l’IA est entraînée sur des données historiques, les modèles sont toutefois moins performants que les analystes humains pour évaluer des situations nouvelles. La combinaison de l’IA et d’un spécialiste humain semble donc produire les meilleurs résultats. Pour l’instant, cela ne se reflète pas dans la confiance que les investisseurs belges accordent à cette combinaison », indique Peter Vanden Houte.
Six investisseurs sur dix n’investiraient pas dans un fonds entièrement géré par l’IA
Près de quatre investisseurs belges sur dix pensent que les outils d’IA peuvent les aider à mieux gérer leurs investissements. Seuls 23 % estiment que ce n’est pas le cas.
Cela ne signifie toutefois pas que les investisseurs belges se précipitent pour investir dans un fonds entièrement géré par l’IA : 28 % l’envisageraient, soit moins que l’an dernier. Six investisseurs sur dix ne l’envisagent pas. Parmi les moins de 35 ans, la moitié pourraient toutefois investir dans un tel fonds, contre un sur dix chez les 65 ans et plus.
Envisageriez-vous d’investir dans un fonds d’investissement entièrement géré par des outils d’IA ? |
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| Sept. 25 | Sept. 26 |
Certainement | 5 | 6 |
Plutôt oui | 28 | 22 |
Plutôt non | 31 | 32 |
Certainement pas | 26 | 28 |
Ne sait pas | 9 | 12 |
Oui | 33 | 28 |
Non | 58 | 60 |
« Les investisseurs belges utilisent déjà largement l’IA pour recueillir des informations. Cependant, lorsqu’il s’agit de prévisions, de gestion de portefeuille et, en définitive, d’allocation des capitaux, le besoin de contrôle humain reste important. Si les fonds gérés par l’IA peuvent afficher de bonnes performances à l’avenir, la volonté d’y investir augmentera peut-être, même si l’intérêt des jeunes investisseurs est déjà manifeste », conclut Peter Vanden Houte.
### Fin du communiqué de presse ###
À propos du Baromètre des investisseurs
Le Baromètre de l'investisseur mesure chaque mois la confiance des investisseurs particuliers belges. Il exprime le "sentiment des investisseurs". Cette enquête réalisée en ligne par Kantar, est une initiative d'ING.
A propos d'ING
ING Belgique est une banque universelle qui propose des services financiers aux particuliers, aux entreprises et aux clients institutionnels. ING Belgium SA/NV est une filiale d’ING Group NV, via ING Banque NV (www.ing.com).
ING est une institution financière internationale solidement ancrée en Europe, qui propose des services bancaires par l’intermédiaire de sa filiale d’exploitation, ING Bank. La raison d’être d'ING Bank est d’aider les personnes à garder une longueur d’avance dans la vie et dans les affaires. Les plus de 60 000 collaborateurs d’ING offrent des services bancaires pour particuliers et entreprises à des clients dans plus de 100 pays.
Les actions d’ING Group sont cotées aux bourses d'Amsterdam (INGA NA, INGA.AS), de Bruxelles et à la bourse de New York (ADRs : ING US, ING.N).
ING vise à placer le développement durable au cœur de ses activités. Nos politiques et nos actions sont évaluées par des organismes de recherche et de notation indépendants, qui en publient des mises à jour chaque année. La notation ESG d’ING par MSCI a été relevée de « AA » à « AAA » en octobre 2025. En juin 2025, Sustainalytics a qualifié la gestion par ING de ses risques ESG matériels de « Forte », avec un ESG Risk Rating de 18,0 (faible risque). Les actions d’ING Group font également partie des principaux indices de durabilité et ESG des grands fournisseurs, tels que Euronext, STOXX, Morningstar et FTSE Russell.
Renaud Dechamps
