Baromètre ING des investisseurs : les investisseurs belges remettent à nouveau l’or en tête comme meilleur placement

Le secteur technologique reste le favori pour les trois prochaines années

17 juin 2026 - Bruxelles - Le baromètre ING des investisseurs a continué de progresser en mai, mais reste pour le quatrième mois consécutif en dessous de son niveau neutre. Trois quarts des investisseurs s’inquiètent des finances publiques et quatre sur dix pensent que le taux des obligations d’État belges augmentera dans les 12 prochains mois. Près de 30 % des investisseurs estiment que les États‑Unis tireront le plus grand bénéfice économique de la crise énergétique actuelle, tandis que pour plus de quatre investisseurs sur dix, l’Europe est la grande perdante. Cela explique pourquoi les marchés boursiers américain et chinois sont cités comme les plus susceptibles de bien performer au second semestre par les investisseurs. Néanmoins, près de trois investisseurs sur dix considèrent que l’or sera le meilleur placement durant cette période, ce qui le place à nouveau en tête du classement. Au niveau sectoriel, la technologie reste le secteur favori pour les trois prochaines années.

Le baromètre ING des investisseurs a fortement augmenté en mai, marquant la deuxième hausse consécutive. Mais avec 94 points, il reste pour le quatrième mois d’affilée sous son niveau neutre de 100 points, ce qui indique que l’investisseur belge reste encore méfiant à l’égard des évolutions économiques et financières.

48 % des investisseurs s’attendent encore à un affaiblissement de la conjoncture belge dans les trois prochains mois, tandis que 21 % anticipent une amélioration. Bien que les pessimistes restent majoritaires, leur nombre a légèrement diminué : ils représentaient encore 54 % en avril. Le pessimisme boursier a également reculé : 35 % des investisseurs prévoient désormais une baisse des marchés dans les trois prochains mois, contre 46 % un mois plus tôt. Le pourcentage d’optimistes boursiers est passé de 21 % à 27 %.

« Bien que la guerre au Moyen‑Orient ne soit pas terminée, la situation s’est stabilisée en mai et les prix de l’énergie ont quelque peu reculé. Combiné à une évolution positive des marchés, cela a soutenu la confiance des investisseurs, même si nous restons sous le niveau neutre », explique Peter Vanden Houte, économiste en chef chez ING Belgique. ​

Trois quarts des investisseurs s’inquiètent des finances publiques

Outre la guerre au Moyen‑Orient, la Belgique est confrontée à plusieurs défis domestiques, notamment une situation budgétaire difficile. Trois quarts des investisseurs se déclarent préoccupés par les finances publiques. Ce pourcentage est resté relativement stable au cours de l’année écoulée. Parmi les néerlandophones, huit sur dix expriment cette inquiétude, contre sept sur dix chez les francophones.

Environ 40 % des personnes interrogées pensent que les taux des obligations d’État belges à dix ans augmenteront au cours des 12 prochains mois, tandis qu’environ 20 % anticipent une baisse.

« La dégradation de la notation de crédit de l’État belge par plusieurs agences au cours de l’année écoulée peut expliquer ces préoccupations persistantes. Par ailleurs, les taux à long terme ont augmenté depuis le début de l’année, et une majorité relative pense que cette tendance va se poursuivre », observe Peter Vanden Houte.

Trois investisseurs sur dix voient les États‑Unis comme le principal bénéficiaire économique

La crise énergétique liée à la guerre au Moyen‑Orient n’affecte pas tous les pays de la même manière. Près de 30 % des investisseurs estiment que les États‑Unis en bénéficieront le plus sur le plan économique. Pour 18 %, la Chine en tirera également profit, tandis que 14 % considèrent que la Russie est gagnante. À l’inverse, 44 % des investisseurs estiment que l’économie européenne est la grande perdante du conflit, contre seulement 9 % qui citent les États du Golfe ou l’Iran.

Selon vous, quel pays ou quelle région tirera le plus grand avantage économique de la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient ?

 

 

%

avantage

désavantage

Les États‑Unis

28

8

La Russie

14

4

Les États du Golfe (Koweït, Qatar, Arabie saoudite, etc.)

7

9

L’Iran

4

9

Les pays de l’UE (France, Allemagne, etc.)

7

44

La Chine

18

5

Le reste de l’Asie hors Chine

1

7

Aucun de ces pays/régions

7

3

Ne sait pas

15

12

Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que les marchés boursiers américain (20 %) et chinois (20 %) soient considérés par les investisseurs belges comme les plus performants pour le second semestre. Les marchés émergents arrivent en troisième position (14 %), tandis que seulement 13 % des investisseurs pensent que les marchés européens domineront dans les six prochains mois.

« Il n’est pas illogique que les investisseurs voient les États‑Unis comme le gagnant économique du conflit, étant donné que le pays est le plus grand producteur de pétrole au monde, alors que l’Europe est surtout un grand importateur d’énergie fossile », remarque Peter Vanden Houte.

L’or est à nouveau le placement préféré

Près de trois Belges sur dix estiment que l’or sera le meilleur placement au second semestre. Le métal jaune reste donc en tête du classement, après avoir déjà occupé la première place quand la même question a été posée en novembre 2025 pour les performances attendues en 2026. On observe une différence notable selon la langue : 35 % des francophones privilégient l’or, contre 23 % des néerlandophones. Pour les actions ou les fonds d’actions, c’est l’inverse : 21 % des néerlandophones les considèrent comme le meilleur placement, contre seulement 11 % des francophones.

L’immobilier arrive en troisième position, alors qu'il occupait systématiquement la première place il y a quelques années. La confiance dans les cryptomonnaies en tant que placement de choix reste plutôt limitée. Seuls les jeunes investisseurs (17 %) se montrent un peu plus confiants quant à la capacité du Bitcoin et des monnaies apparentées à afficher d'excellentes performances au cours du second semestre.

Il est frappant de constater que plus d’un quart des investisseurs ne sont pas en mesure de se prononcer sur le meilleur placement attendu pour le second semestre. Chez les investisseurs plus jeunes (< 35 ans), ce phénomène est nettement moins marqué, avec seulement 9 %. Ils semblent donc plus sûrs d’eux dans leurs choix d’investissement que les investisseurs plus âgés. Cela concorde avec des études internationales, qui montrent que les jeunes se sentent souvent plus confiants dans leurs décisions d’investissement et font parfois même preuve d’un excès de confiance.

Selon vous, quel placement rapportera le plus en (...) ?

 

 

 

 

 

%

Mai-26 (pour S2 2026)

Nov-25 (pour 2026)

Mai-25 (pour S2 2025)

Nov-23 (pour 2024)

Déc-22 (pour 2023)

Or

28

28

28

19

13

Actions ou fonds d’actions

17

21

18

17

19

Immobilier

16

15

14

21

29

Crypto‑monnaies (Bitcoin…)

11

9

13

11

8

Obligations ou fonds obligataires

8

6

5

12

7

Liquidités (cash)

4

7

8

5

4

Ne sait pas

16

13

14

15

20

« La hausse des taux d'intérêt a sans doute pesé sur la confiance dans l'immobilier. Mais l'or est lui aussi sensible aux taux d'intérêt et n'a pas vraiment brillé ces derniers mois. Il semble toutefois que les investisseurs estiment que l'incertitude géopolitique jouera en faveur de l'or en tant que valeur refuge au cours du second semestre. Cela explique sans doute aussi pourquoi 17 % des investisseurs ont déjà indiqué en avril avoir acheté de l'or depuis le début de la guerre au Moyen-Orient », explique Peter Vanden Houte.

Six investisseurs sur dix prévoient une nouvelle hausse boursière du secteur technologique au cours des trois prochaines années

Dans une perspective d'investissement à trois ans, environ six investisseurs sur dix estiment que la capitalisation boursière du secteur technologique aura augmenté d'ici là. Le secteur technologique reste ainsi en tête du classement. Les matières premières occupent la deuxième place et le secteur pharmaceutique la troisième.

« Le fait que le secteur technologique ait de nouveau enregistré de solides performances l’année dernière grâce à l’engouement pour l’IA explique probablement pourquoi les investisseurs continuent de croire en ce secteur », conclut Peter Vanden Houte.

Comment la valeur boursière de chacun des secteurs suivants aura‑t‑elle évolué dans 3 ans par rapport à aujourd’hui ? (top‑2 des hausses)

 

 

 

 

%

Mai-26

Nov-25

Nov-23

Dec-21

Technologie, conseil IT et électronique

61

68

58

61

Matières premières

54

59

51

62

Pharmaceutique et soins de santé

52

49

53

70

Énergie, eau et déchets

51

53

59

62

Chimie et métaux

41

44

40

49

Banques et assurances

39

42

41

40

Télécommunications

37

39

37

43

Transport et logistique

35

30

32

41

Commerce et services commerciaux

33

30

26

37

Construction et bâtiment

31

33

33

45

Tourisme, loisirs et horeca

31

29

36

28

Agriculture, élevage, nature et pêche

22

23

21

26

### Fin du communiqué de presse ###

Renaud Dechamps

Renaud Dechamps

Spokesman & Media Relations Manager, ING Belgium

À propos du Baromètre des investisseurs

Le Baromètre de l'investisseur ​ mesure chaque mois la confiance des investisseurs particuliers belges. Il exprime le "sentiment des investisseurs". Cette enquête réalisée en ligne par Kantar, est une initiative d'ING.

A propos d'ING

ING Belgique est une banque universelle qui propose des services financiers aux particuliers, aux entreprises et aux clients institutionnels. ING Belgium SA/NV est une filiale d’ING Group NV, via ING Banque NV (www.ing.com).

ING est une institution financière internationale solidement ancrée en Europe, qui propose des services bancaires par l’intermédiaire de sa filiale d’exploitation, ING Bank. La raison d’être d'ING Bank est d’aider les personnes à garder une longueur d’avance dans la vie et dans les affaires. Les plus de 60 000 collaborateurs d’ING offrent des services bancaires pour particuliers et entreprises à des clients dans plus de 100 pays.

Les actions d’ING Group sont cotées aux bourses d'Amsterdam (INGA NA, INGA.AS), de Bruxelles et à la bourse de New York (ADRs : ING US, ING.N).

ING vise à placer le développement durable au cœur de ses activités. Nos politiques et nos actions sont évaluées par des organismes de recherche et de notation indépendants, qui en publient des mises à jour chaque année. La notation ESG d’ING par MSCI a été relevée de « AA » à « AAA » en octobre 2025. En juin 2025, Sustainalytics a qualifié la gestion par ING de ses risques ESG matériels de « Forte », avec un ESG Risk Rating de 18,0 (faible risque). Les actions d’ING Group font également partie des principaux indices de durabilité et ESG des grands fournisseurs, tels que Euronext, STOXX, Morningstar et FTSE Russell.