Baromètre ING des investisseurs : la saga du bon d’état a rendu les investisseurs belges plus sensibles aux différentiels de taux d'intérêt
Plus de quatre investisseurs sur dix comparent régulièrement les taux d'intérêt des comptes d'épargne et des comptes à terme
Vendredi 13 février 2026 - Bruxelles - Le baromètre ING des investisseurs entame l'année 2026 par une forte hausse qui le ramène au-dessus de son niveau neutre. Au cours de la dernière décennie, les investisseurs belges se sont toujours montrés plus optimistes en janvier qu'en décembre. Pour la première fois en trois mois, le pourcentage d'optimistes sur les marchés boursiers a dépassé celui des pessimistes. Bien que l'inflation ait baissé ces dernières années, 73 % des répondants restent préoccupés par l'augmentation des prix à la consommation. Environ trois quarts des investisseurs se disent également préoccupés par les finances publiques, mais les avis sont partagés quant à l'évolution des rendements des obligations d'État cette année. Le baromètre ING des investisseurs démontre d’ailleurs que la saga du bon d’Etat a rendu les investisseurs belges plus sensibles aux différentiels de taux d’intérêt. En effet, plus de quatre investisseurs sur dix comparent régulièrement les taux d'intérêt des comptes d'épargne et des comptes à terme, bien que ce comportement soit légèrement plus marqué chez les francophones que chez les néerlandophones.
Le baromètre ING des investisseurs a enregistré une forte hausse en janvier, passant de 96 points en décembre à 108 points, bien au-dessus du niveau neutre de 100 points. Cela reflète une évaluation nettement améliorée de l'environnement économico-financier. Les attentes en matière de cycle économique sont en hausse. Ainsi, 28 % d'entre eux prévoient une reprise de l'économie belge au cours des trois prochains mois, contre 21 % en décembre. Cela dit, 37% envisagent toujours une dégradation de la situation économique. Les investisseurs sont redevenus légèrement plus positifs quant à leur situation financière : 30 % d'entre eux prévoient une amélioration de la situation financière de leur ménage au cours des trois prochains mois, tandis que 20 % seulement craignent une détérioration.
"C'est la dixième année consécutive que le baromètre ING des investisseurs augmente en janvier. Malgré le fait que janvier 2026 ait été marqué par une grande incertitude géopolitique, cette année encore, les investisseurs entament l'année avec un regard neuf et de bonnes intentions, ce qui se traduit par une hausse du baromètre", déclare Peter Vanden Houte, économiste en chef chez ING Belgique.
Pour la première fois en trois mois, il y a plus d'optimistes que de pessimistes sur les marchés boursiers
Le pourcentage d'optimistes sur les marchés boursiers est à nouveau en hausse : 32 % des investisseurs voient la bourse se redresser dans les trois prochains mois, tandis que 27 % craignent une baisse des marchés boursiers. Le pourcentage d'optimistes sur les marchés boursiers a ainsi dépassé celui des pessimistes pour la première fois en trois mois.
Cet optimisme boursier se traduit également par un intérêt accru pour les investissements boursiers. Trois investisseurs sur dix pensent que c'est le bon moment pour investir dans des secteurs à risque et près de quatre sur dix pensent que c'est un point d'entrée pour investir dans des secteurs moins risqués (seuls 16 % pensent que ce dernier choix n'est pas une bonne idée).
"Il convient toutefois de noter que janvier a été un excellent mois boursier et que les investisseurs ont souvent tendance à extrapoler les bonnes performances des marchés boursiers. Le fait que la volatilité ait fortement augmenté au cours de la première moitié du mois de février pourrait bien ternir cet optimisme boursier, " note Peter Vanden Houte.
Les trois quarts des investisseurs s'inquiètent de la hausse des prix à la consommation
Après le rebond de 2022, la baisse de l'inflation belge a été lente. En 2024, elle était encore supérieure à 3 % et en 2025, le taux d'inflation atteignait 2,5 %. Même pour 2026, près de trois quarts des investisseurs belges restent préoccupés par la hausse des prix à la consommation. Cette préoccupation est plus forte chez les femmes (76 %) que chez les hommes (70 %), tandis que les jeunes sont moins préoccupés par l'inflation que les personnes plus âgées.
"Les jeunes sont encore dans la phase de vie où les revenus augmentent plus rapidement, tandis que les personnes plus âgées craignent souvent que le pouvoir d'achat de leur épargne accumulée ne soit affecté par une inflation plus élevée", explique Peter Vanden Houte.
Il est intéressant de noter que les préoccupations relatives à l'inflation ont peu évolué depuis février 2024, lorsque les mêmes questions ont été posées. Cependant, six investisseurs sur dix pensent que l'inflation atteindra 2 à 3 % d'ici la fin de l'année, ce qui, bien que légèrement supérieur à l'objectif de la BCE, reste bien en deçà de la moyenne des cinq dernières années.
Pour près de huit investisseurs sur dix, les finances publiques de la Belgique sont une source d'inquiétude
Outre la hausse des prix à la consommation, 77% des investisseurs belges sont préoccupés par l'état des finances publiques de la Belgique. On ne note pas d’amélioration par rapport à l'enquête de mars 2025, où les trois quarts des personnes interrogées avaient également exprimé des inquiétudes concernant les finances publiques. Le budget annoncé en décembre a donc peu modifié l’avis des investisseurs quant à la soutenabilité des finances publiques.
Hausse ou baisse du taux du bon d’Etat à 10 ans ? Les investisseurs sont mitigés
La préoccupation relative aux finances publiques ne se reflète pour l’instant pas dans l’attente d’une forte hausse, cette année, du taux des obligations d’État à 10 ans. Il y a à peu près autant d’investisseurs qui s’attendent à une hausse du taux à 10 ans dans les douze prochains mois (29 %) que d’investisseurs qui anticipent une baisse (26 %). Fait intéressant : parmi les investisseurs de moins de 35 ans, pas moins de 41 % prévoient une hausse des taux. On observe également que davantage de francophones (37 %) que de néerlandophones (24 %) envisagent une hausse des taux.
Quatre investisseurs sur dix comparent régulièrement les taux d'intérêt des comptes d'épargne et des comptes à terme
En 2024, les banques se sont livrées à une forte concurrence pour attirer l’argent libéré à l’échéance du bon d’État émis en septembre 2023. Depuis lors, la BCE a réduit les taux d'intérêt à court terme de 4 % à 2 %, ce qui s'est également traduit par une baisse des taux sur les comptes épargne. Pour les 12 prochains mois, quatre Belges sur dix s'attendent à ce que les taux des livrets d'épargne continuent à baisser. Seuls 17 % s'attendent à une augmentation.
Mais cette bataille autour de l’argent du bon d’État a également incité les investisseurs à prendre l’habitude de comparer les produits d’épargne des banques. Ainsi, 44 % des investisseurs déclarent désormais comparer régulièrement les taux des comptes d’épargne proposés par les différentes banques. Le fait que ce pourcentage soit encore à peu près le même qu'en juillet 2024 (43 %), lorsque la bataille pour attirer l’argent du bon d'État battait son plein, semble indiquer que les investisseurs continuent de regarder autour d’eux avant de placer leurs liquidités.
Ce phénomène est encore plus marqué pour les comptes à terme, où 41 % déclarent comparer régulièrement les taux d'intérêt entre les banques. C’est même une hausse par rapport à juillet 2024, lorsque 35 % disaient procéder à de telles comparaisons. La propension à comparer diminue toutefois avec l’âge : les investisseurs plus âgés semblent moins enclins que les plus jeunes à examiner les offres ailleurs.
Il est intéressant de noter que les francophones sont plus enclins que les néerlandophones à déclarer qu'ils comparent régulièrement les taux entre différentes banques. C'est le cas pour les comptes d'épargne (53 % contre 38 %) et les comptes à terme (51 % contre 35 %). "
Les différences d'âge peuvent jouer un rôle à cet égard, mais cela pourrait également être lié au fait que les francophones investissent en moyenne de manière moins risquée que les néerlandophones, qui ont généralement plus d'actions et de fonds d'actions dans leurs portefeuilles. Cela pourrait expliquer pourquoi les francophones font plus d’efforts pour rechercher un meilleur rendement sur les formes d’épargne plus sûres, comme les comptes d’épargne et les comptes à terme", conclut Peter Vanden Houte.
### Fin du communiqué de presse ###
Renaud Dechamps
À propos du Baromètre des investisseurs
Le Baromètre de l'investisseur mesure chaque mois la confiance des investisseurs particuliers belges. Cela exprime le "sentiment des investisseurs". Cette enquête est réalisée par Kantar et est une initiative d'ING. L'enquête a été réalisée en ligne durant le mois de janvier 2026.
A propos d'ING
ING Belgique est une banque universelle qui offre des services financiers aux particuliers, aux entreprises et aux clients institutionnels. ING Belgique S.A./N.V. est une filiale d'ING Group N.V. par l'intermédiaire d'ING Bank N.V. (www.ing.com).
ING est une institution financière mondiale avec une forte présence européenne qui offre des services bancaires par l'intermédiaire de sa société d'exploitation ING Bank. L'objectif d'ING est de permettre à chacun d'avoir toujours une longueur d'avance, tant sur le plan privé que professionnel. Les plus de 57.000 employés d'ING fournissent des services bancaires aux particuliers et aux entreprises dans plus de 40 pays.
Les actions du groupe ING sont cotées à la bourse d'Amsterdam (INGA NA, INGA.AS), de Bruxelles et de New York (ADRs : ING US, ING.N).
Le développement durable fait partie intégrante de la stratégie d'ING, comme en témoignent la position de leader d'ING dans les benchmarks sectoriels de Sustainalytics et de MSCI et notre notation "A-list" du CDP. Les actions du groupe ING sont incluses dans les principaux produits indiciels durables et environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) de fournisseurs de premier plan tels que STOXX, Morningstar et FTSE Russell. En janvier 2021, ING a reçu un score d'évaluation ESG de 83 ("fort") de la part de S&P Global Ratings.
