Baromètre ING des investisseurs : Deux investisseurs sur dix estiment qu’un véhicule entièrement électrique est le meilleur choix financier pour une voiture
Plus de 60 % des investisseurs pensent qu'une nouvelle voiture devient inabordable pour la plupart des gens
Bruxelles - Le baromètre ING des investisseurs clôture l'année 2025 en dessous de son niveau neutre, les investisseurs se montrant à nouveau un peu moins optimistes quant aux perspectives d'activité économique. Pour deux investisseurs sur dix, une voiture entièrement électrique est financièrement la meilleure option pour quelqu'un qui cherche à acheter une nouvelle voiture pour la conduire pendant 10 ans. Le prix d'achat est la principale objection à l'achat d'un véhicule électrique pour la moitié des investisseurs, tandis que l'angoisse de l'autonomie et le manque de stations de recharge sont devenus des freins moins importants. Plus de six investisseurs sur dix estiment qu'une voiture neuve devient inabordable pour la plupart des gens, ce qui conduit plus de la moitié de ceux qui ont des projets d'achat à envisager un véhicule d'occasion. Plus de 40 % des investisseurs pensent que les constructeurs automobiles qui ne passeront pas à la voiture électrique disparaîtront. Dans le même temps, pas moins de six personnes sur dix sont convaincues que, dans les cinq prochaines années, les marques chinoises inonderont le marché automobile européen.
Le baromètre ING des investisseurs a clôturé l'année 2025 sur une troisième baisse consécutive. À 96 points, le baromètre est inférieur à son niveau neutre de 100 points, ce qui indique que les investisseurs belges se sentent moins confiants concernant les développements financiers et économiques.
Les attentes en matière de cycle économique s'effritent davantage. Seuls 21 % des investisseurs prévoient une reprise de l'économie belge au cours des trois prochains mois. Pas moins de 45 % des personnes interrogées prévoient une détérioration de la situation économique, soit le niveau le plus bas depuis avril 2025, lorsque l'annonce de droits de douane élevés sur les importations américaines avait suscité des craintes de récession.
Les investisseurs sont redevenus légèrement moins positifs quant à la performance de leurs investissements au cours des trois derniers mois. Par exemple, 37% ont déclaré une évolution positive, contre 41% en novembre et 45% en octobre. Le pourcentage d'investisseurs ayant signalé une évolution moins favorable de leur portefeuille d'investissement a atteint 27 %, soit le niveau le plus élevé depuis cinq mois.
"Depuis octobre, un certain nombre de grandes entreprises liées à l'IA ont perdu du terrain sur le marché boursier, tandis que la hausse des taux d'intérêt à long terme a entraîné une perte de valeur des portefeuilles obligataires. Dans le même temps, nous constatons que le marché du travail belge se refroidit légèrement, ce qui pourrait avoir affecté les attentes en matière de cycle économique. Ajoutez à cela les mesures budgétaires, qui ont fait couler beaucoup d'encre en décembre, et vous avez la recette pour un investisseur belge moins optimiste", déclare Peter Vanden Houte, économiste en chef chez ING Belgique.
Le pourcentage de pessimistes dépasse celui des optimistes pour le deuxième mois consécutif
Actuellement, 28 % des investisseurs voient le marché boursier se redresser au cours des trois prochains mois, tandis que 34 % craignent une baisse du cours de l'action. C'est le deuxième mois consécutif que le pourcentage de pessimistes dépasse celui des optimistes.
Le pourcentage d'investisseurs qui pensent que c'est le bon moment pour investir dans des secteurs à risque chute de 29 % en novembre à 27 % en décembre. En ce qui concerne les secteurs moins risqués, 34 % des investisseurs pensent toujours qu'il est opportun d'y investir aujourd'hui, soit le même pourcentage qu'en novembre. Un cinquième des investisseurs n’est actuellement pas intéressé par un investissement potentiel dans des secteurs moins risqués.
Les obligations semblent quelque peu délaissées : à peine 26 % des investisseurs les recommandent actuellement, soit le chiffre le plus bas depuis avril 2023.
"L'enthousiasme limité pour les obligations est surprenant étant donné que les taux d'intérêt à long terme ont atteint leur niveau le plus élevé depuis deux ans. Il est intéressant de noter que parmi les jeunes investisseurs (<35 ans), l'appétit pour les investissements obligataires a augmenté par rapport au mois de novembre, alors que parmi tous les autres investisseurs, il a diminué de manière significative, " note Peter Vanden Houte.
Deux investisseurs sur dix considèrent qu'une voiture entièrement électrique est le meilleur choix financier
Dans le cadre du Salon de l'Auto, le baromètre ING des investisseurs a mesuré l'opinion des investisseurs belges sur les voitures et plus particulièrement sur l'électrification du parc automobile. Parmi les investisseurs belges, quatre personnes sur dix interrogées roulent déjà, elles-mêmes ou leur partenaire, avec une voiture 100 % électrique. Dans près de 40 % des cas, il s’agit d’une voiture de société ou d’une voiture en leasing.
Bien que l'Europe ait depuis quelque peu assoupli la mesure, trois investisseurs sur dix ont salué le fait qu'aucune nouvelle voiture à essence ou diesel ne serait autorisée à être vendue à partir de 2035. Mais plus de la moitié d'entre eux ne sont pas d'accord.
Les véhicules électriques gagnent clairement en attractivité, y compris d’un point de vue financier. Alors qu’en décembre 2024 à peine 9 % considéraient qu’une voiture électrique était le meilleur choix financier pour quelqu’un qui achète une nouvelle voiture pour la garder dix ans, ce pourcentage atteint désormais 19 %. Les voitures hybrides et à essence restent en tête de ce classement, mais l’avance par rapport aux véhicules électriques s’est fortement réduite.
Quel est, selon vous, le meilleur choix financier pour une personne qui souhaite acheter une nouvelle voiture aujourd'hui et la conduire pendant 10 ans ? |
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|---|---|---|
En % | Dec-24 | Dec-25 |
Une voiture hybride | 28 | 24 |
Une voiture à essence | 20 | 24 |
Une voiture 100% électrique | 9 | 19 |
Une voiture hybride rechargeable | 15 | 13 |
Une voiture diesel | 12 | 10 |
Une voiture au GPL | 4 | 3 |
Ne sait pas | 13 | 9 |
Le prix d’achat ou de leasing serait pour la moitié des investisseurs une raison de ne pas opter pour une voiture électrique. Le temps de recharge est pour quatre investisseurs sur dix un facteur qui les dissuade de choisir un véhicule électrique. D’autres objections traditionnelles, comme une autonomie trop limitée ou un manque de bornes de recharge, sont devenues moins importantes.
"Le nombre de stations de recharge continue d'augmenter et les progrès de la technologie des batteries font que l'angoisse de l'autonomie est de moins en moins un argument pour rejeter un véhicule électrique. Il est intéressant de noter que chez les jeunes investisseurs, dont trois quarts roulent déjà eux-mêmes ou via leur partenaire en véhicule électrique, une autonomie trop limitée est l’objection la moins importante. Cela semble indiquer qu’en pratique, cela ne pose pas vraiment problème", remarque Peter Vanden Houte.
Supposons que vous ayez le choix entre une voiture 100 % électrique et une autre voiture (hybride ou à combustible fossile). Quelles sont les raisons qui vous poussent à choisir un véhicule NON électrique ? |
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|---|---|---|
En % | Dec-24 | Dec-25 |
Le prix d'achat ou de location | 51 | 48 |
Le temps de chargement | 39 | 41 |
L'autonomie trop limitée | 43 | 36 |
Le manque de stations de recharge | 40 | 34 |
La voiture électrique me semble moins écologique sur l'ensemble de sa durée de vie qu'une voiture qui n'est pas 100% électrique | 27 | 21 |
Une autre raison | 4 | 3 |
Aucune raison | 6 | 7 |
Plus de six investisseurs sur dix pensent qu'une voiture neuve devient inabordable pour la plupart des gens
L'achat d'une voiture reste une décision financièrement importante pour la plupart des familles. Comme en 2024, plus de six investisseurs sur dix pensent toujours qu'une nouvelle voiture sera inabordable pour la plupart des gens. Il n'est pas étonnant que parmi les investisseurs qui prévoient d'acheter une voiture en 2026, plus de la moitié optent pour un véhicule d'occasion.
"Sachant que deux tiers des répondants ne veulent pas payer plus de 30 000 euros pour une voiture, il est logique, compte tenu de l’évolution des prix des voitures neuves, que le marché de l’occasion progresse relativement", explique Peter Vanden Houte.
En moyenne, le prix des véhicules entièrement électriques reste plus élevé que celui des voitures à moteur thermique. Et les avis sur l'évolution future des prix sont partagés : quatre investisseurs sur dix pensent que le prix d'un véhicule électrique baissera au cours des cinq prochaines années, tandis qu'un pourcentage presque égal prévoit une augmentation du prix. 45 % des investisseurs pensent donc que les pouvoirs publics devraient accorder une prime aux acheteurs de véhicules électriques. Parmi ceux qui jugent les voitures neuves deviennent inabordables, plus de la moitié partagent cet avis. Parmi les investisseurs néerlandophones, 39 % pensent qu’une prime gouvernementale est appropriée, tandis que les francophones sont 57 % à le penser.
Plus de 40 % des investisseurs s’attendent à la disparition des constructeurs qui ne passent pas à l’électrique
Les avis sont partagés quant à savoir si l'électrification du parc automobile offre également des opportunités d'investissement. Pour près de quatre investisseurs sur dix, investir dans un constructeur de véhicules électriques est actuellement intéressant, mais un quart n’est pas d’accord. Il est remarquable que ce soient surtout les investisseurs de moins de 45 ans qui voient des opportunités chez les producteurs d’EV : pour la moitié d’entre eux, cela semble être un investissement attrayant.
Plus de 40 % des investisseurs pensent que les constructeurs automobiles qui ne passent pas à l’électrique disparaîtront. Mais là encore, cette opinion est plus marquée chez les jeunes investisseurs que chez les plus âgés.
Là où les investisseurs semblent s’accorder, c’est sur le fait que la Chine est devenue un concurrent redoutable pour l’Europe dans l’industrie automobile. Plus de six investisseurs sur dix pensent que, dans les cinq prochaines années, les marques chinoises vont inonder le marché européen.
« La percée des voitures chinoises est déjà clairement en cours : en 2025, les ventes de voitures chinoises en Belgique ont augmenté de plus de 60 %. Le fait que la Chine ait réussi à développer des véhicules électriques bon marché explique cette évolution. Actuellement, parmi les dix véhicules électriques les moins chers sur le marché belge, la moitié sont chinois. Cela en dit long », conclut Peter Vanden Houte.
### Fin du communiqué de presse ###
Renaud Dechamps
A propos d'ING
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La durabilité fait partie intégrante de la stratégie d'ING, comme en témoigne la position de leader d'ING dans les indices de référence sectoriels. La notation environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) d'ING par MSCI a été confirmée " AA " en juillet 2023. En décembre 2023, Sustainalytics considère que la gestion des risques matériels ESG d'ING est " forte ". Les actions du Groupe ING sont également incluses dans les principaux produits d'indices de durabilité et ESG des principaux fournisseurs Euronext, STOXX, Morningstar et FTSE Russell.
